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Diane Thermoz-Liaudy et Léo Trespeuch en or, Delphine Carponcin en argent : c'est l’incroyable triplé du boardercross tricolore, aujourd'hui à Bardonecchia.
Il y a des jours à part. Des jours où tout vous sourit. Où tout ce que vous touchez se transforme…en or. Ce jeudi 25 janvier, huitième jour de la 23e Universiade d’hiver, sera désormais à classer dans cette catégorie. Ce matin, trois athlètes français, deux filles et un garçon prenaient le départ du boaordercross, sur la piste de Melezet, quelques centaines de mètres au dessus du village olympique de Bardonecchia. Que pouvaient-ils alors rêver de mieux qu’un fabuleux triplé? Rien, sans doute. Premier et quatrième temps à l’issue des deux runs de qualifications, Diane Thermoz-Liaudy (UJF Grenoble) et Delphine Carponcin (INSA Toulouse), avaient d’emblée marquer leur territoire. La première, habituée du circuit Coupe du monde, était venue pour gagner. La seconde, qui tenait tant à cette Universiade, voulait simplement aller au bout d’elle-même. Au bout de ses rêves. Léo Trespeuch (IUT Annecy), vingt ans à peine, boucles blondes et sourire accroché au visage, attendait lui d’en découdre. Douzième au sortir des qualifs. Prêt à jaillir de sa boîte, à l’image de Paul-Henri Delerue, troisième à l’Universiade d’Innsbruck en 2005, avant de conquérir le bronze olympique ici même, à Bardonecchia, l’hiver dernier. Restait les runs finaux. Deux pour les filles, trois pour les garçons, avant la finale. Le but du jeu : sortir à chaque fois dans les deux premiers, sur quatre concurrents. Nicolas Didry, entraîneur du snowboard tricolore. « La spécificité du boardercross, c’est que tout peut arriver. Le mental joue un rôle important » Message reçu cinq sur cinq. Par Diane Thermoz-Liaudy d’abord, impériale toute la journée, première de tous ses runs, jusqu’au dernier. Par Delphine Carponcin ensuite, tirée vers le haut par sa coéquipière, toujours à l’affût pour passer au bon endroit et venir croquer une délicieuse médaille d’argent. Par Léo Trespeuch enfin, opportuniste à souhait, toujours devant, jamais battu, en route vers le Graal. Il est seize heures sur l’aire d’arrivée de Bardonecchia. Diane et Delphine franchissent la ligne l’une après l’autre, avant de s'emmêler joyeusement, folles de bonheur. Un quart d’heure plus tard, la seconde citée, en larmes, franchira les barrages de sécurité pour accueillir Léo ce héros. Après Julie Pomagalski à Tarvisio, Morgane Fleury et Paul-Henri Delerue à Innsbruck, la belle histoire du boardercross universitaire français se poursuit. Ce soir le drapeau tricolore flotte sur Bardonecchia.
Après cette journée faste, la France gagne quatre places au classement des médailles et occupe désormais le douzième rang.
DB
Les réactions :
Nicolas Didry : Carton plein ! On ne pouvait pas faire mieux sauf si trois médailles d’or avaient été attribuées (rires). Sur le papier on était plutôt bien placé mais après, tout peut arriver en boardercross. Il y avait un bon niveau chez les filles comme chez les garçons. Tous les trois ont super bien ridé, ils ont su manœuvrer. Diane a été au dessus du lot toute la journée. Léo a été très opportuniste, lucide, toujours à l’affût. Delphine elle, a fait une super première manche et par la suite, a su passer là où il fallait. Il y a une bonne dynamique de snowboard à l’Universiade. On fait vraiment l’effort pour amener de très bons athlètes et on insiste sur le mental.
Diane Thermoz-Liaudy : C’était un beau boarder. Je suis contente car j’ai maîtrisé toute la journée. J’étais venu pour gagner, c’était une compétition avec moi-même. J’ai besoin de victoires comme celle-là pour franchir encore des paliers.
Léo Trespeuch : C’est extra. C’est une super journée. On pouvait pas faire mieux. Si j’étais venu pour gagner ? On vient toujours pour gagner. Il y a eu un coup de bluff des Canadiens avant la finale. Ils m’accusaient d’avoir raté une porte mais la vidéo a montré le contraire. Ca m’a mis une bonne pression pour la suite et après ça s’est passé comme je le voulais.
Delphine Carponcin : Pour moi, cette médaille représente énormément. Je m’investis beaucoup dans les études (NDLR : Delphine est étudiante à l’INSA Toulouse, en quatrième année de génie physique). J’ai réussi jusqu’à maintenant à faire les deux, c’était la meilleure récompense que je puisse m’offrir.
 Carponcin, Trespeuch, Thermoz-Liaudy : trio gagnant




 1ère Diane, 2e Delphine...











 Diane Thermoz-Liaudy

 Delphine Carponcin


 Léo Trespeuch, au premier plan
 Léo Trespeuch, à l'arrivée
 Nico Didry, le coach, au côté de Diane Thermoz-Liaudy
 Autour du clan tricolore...



 ...et du Dahu, mascotte de cette Universiade
 Du snow...







...et des chutes



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