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Le relais 4x10km masculin tricolore a créé la sensation aujourd’hui à Pragelato, en s’adjugeant la médaille d’argent. La première de l’histoire du ski de fond français à l’Universiade.
Ils n’en finissent plus de se congratuler nos quatre fondeurs tricolores. Sur l’aire d’arrivée de la boucle olympique de Pragelato, au pied des montagnes sans neige de Sestrières, Romain Vandel, Cyril Miranda, Maurice Manificat, Robin Duvillard, dossards n°13, savourent pleinement leur exploit. Ensemble, ils viennent d’offrir une seconde médaille à la France. Surtout, ils ont ouvert une voie encore inexplorée pour une équipe de France universitaire de ski de fond : celle du podium. Si cette médaille d’argent semble être une surprise pour tout le monde, elle ne l’est visiblement pas pour eux. Leur coup de maître, ils l’avaient préparé depuis longtemps comme en témoignent leurs sourires complices au moment des retrouvailles. Pour un peu, ils regretteraient même de ne pas avoir décroché l’or. « C’est vrai qu’on pensait depuis longtemps à cette course, qu’on en parlait. On visait une médaille et si possible la plus belle » témoigne Robin Duvillard, hilare. En tête de la course à l’attaque de la dernière boucle du sélectif parcours de Pragelato, l’étudiant de l’UJF Grenoble, n’a pas pu résister à l’accélération du kazakh Nikolay Chebotko, vainqueur l’avant-veille dans l’épreuve du sprint. Dans un ultime effort, il est en revanche parvenu à distancer le dernier relayeur russe Vladimir Tokarev, pour trois petites secondes. Ces trois-là, comme leurs coéquipiers avant eux, étaient auparavant restés skis dans skis durant la quasi-totalité de la course. Même rythme, même cadence. Jusqu’à cette dernière ligne droite, avec au bout, un bonheur argenté pour le relais français.
DB
Les réactions :
Robin Duvillard : « C’était une course de fou, super plaisante. On est un groupe de cinq en Coupe d’Europe, on n’a pas souvent l’occasion de faire des courses d’équipe. On la dédie à Vincent (Duchêne) qui n’a pas couru aujourd’hui. On voulait cette médaille, ça fait un moment qu’on en parlait, qu’on y pensait. On n’a rien lâché. Sur la dernière boucle, le Kazakh me passe à la fin, c’est logique »
Cyril Miranda : « La force de notre relais, c’est d’être soudés et homogène. On s’était fixé un objectif, on l’a atteint. Dommage que Robin n’ait pas été très fort sur la fin (rires) »
Mathieu Fort (co-entraîneur) : Il y a des jours où on a tout : la réussite, la glisse, le fart. Aujourd’hui c’était comme ça. Parfois on se plante mais aujourd’hui on savoure. Ils se sont bien débrouillés, ils ont été super lucides pendant leur course. Ils ont bien contrôlé. Devant, les Kasaques sont super forts. Battre les Russes, ce n’est pas rien. Quand on voit le nom des gars, ils sont connus dans le ski de fond. On sait que ce groupe est homogène, c’est le groupe B de l’équipe de France. Ils n’ont pas souvent l’occasion de partir en Coupe du Monde car le groupe A est vraiment très fort. C’est super pour eux. »
 Le relais 4x10km tricolore (Maurice Manificat , Cyril Miranda, Robin Duvillard, Romain Vandel) croque l'argent à pleines dents

 Maurice Manificat, au bout de l'effort
 Russie, Kazakhstan, France, l'inséparable trio de tête

 Le triomphe du Kazakhstan
 Ultime effort pour Robin Duvillard
 Robin Duvillard et Nickolay Chebotko, complices

 Retrouvailles argentées...
 La championne olympique italienne Stefania Belmondo remet les fleurs aux Français








 Le groupe des fondeurs français au complet
 La boucle olympique de Pragelato, au pied des montagnes vierges de neige...
Les résultats : Ski alpin - Géant dames Alice Dumas - 29e Sandra Depoilly - 33e Marie-Emilie Autier - 42e Pauline Gagnière - 49e
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