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Après quatre courses, les skieurs alpins tricolores présentent un bilan mitigé. Aujourd'hui encore, la meilleure française Marie-Charlotte Bonett n'a pu prendre que la 21e place du slalom. Une situation que les athlètes décryptent avec lucidité. Morceaux choisis.
Thomas Savin (54e en géant, 30e en slalom) : « Par rapport aux dossards qu’on a eu, nous avons fait les résultats espérés, il n’y a pas eu de miracle, mais on a obtenu les résultats qu’on pouvait attendre de nous. Pour terminer dans les 15 premiers en slalom, il faut être classé dans les 200 meilleurs mondiaux : Cyprien était dans les 170 meilleurs mondiaux quand il a obtenu sa médaille d’argent en descente à l'Universiade d’Innsbruck»
Cyprien Brun (41e slalom, 40e géant) : « La question qu’il faudrait poser selon moi concernerait plutôt le regard que l’on porte sur nos résultats. Nos résultats correspondent à notre niveau, il n’y a pas de surprises. Si on veut des médailles, il faudrait que les personnes qui courent en Coupe du monde fassent des études, ce qui est le cas du Tchèque Philipp Trejbal vainqueur du slalom et 2° au géant : c’est un skieur qui a une carte d’étudiant. Alors que les français sont de vrais étudiants qui continuent le ski en essayant de concilier tant bien que mal leurs études avec les entraînements, au détriment des entraînements. »
Marie-Emilie Autier (40e en slalom): « Le niveau général des Universiades est très élevé. Il y a beaucoup de coureurs de Coupe d’Europe et d’équipes nationales avec une pénalité de course qui tourne entre 6 et 10 sur l’ensemble des épreuves. On essaye tous de donner le meilleur de nous-mêmes. »
Arnaud Raybaud (40e au géant et abandon au slalom) : «Le ski nécessite des aménagements d’emploi du temps spéciaux qui varient en fonction de la météo et des conditions de neige et qui rendent la pratique du ski et des études difficiles à concilier surtout dans le schéma d’étude de la plupart des universités françaises. Aujourd’hui en France on est soit skieur de haut-niveau, soit étudiant, en comparaison avec le modèle américain qui permet aux athlètes de continuer leurs études et de s’entraîner dans des structures adaptées et ainsi d’accéder à des groupes nationaux. »
Les résultats
Ski alpin - Slalom dames Marie-Charlotte Bonett : 21e Alice Dumas : 30e Christie Lerat : 32e Marie-Emilie Autier : 40e Pauline Gagnière : 42e Sandra Depoilly : non-classé
 Alice Dumas, étudiante en licence de lettres modernes à l'Université Stendhal Grenoble 3, a pris la 30e place du slalom dames.
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