Jeudi 20
janvier
Stéphanie est de retour
“And number seventeen, fighting for Europe, Stéphanie Bouvier...”.
Le speaker de l’Olympiahalle n’en finit plus de s’époumoner pour solliciter
le soutien du public. Dans cette finale du 500 m féminin, Stéphanie Bouvier
ne représente plus seulement la France, mais l’Europe toute entière. Car depuis
hier, les Asiatiques, trustent les médailles dans les épreuves de short-track,
hommes et femmes. Alors au départ de cette finale, Stéphanie Bouvier,
la petite « Stéph » de Dijon, triple vice championne d’Europe en
2003, paraît bien isolée entre les Coréennes Eung – Kyang Shoi (championne du monde
en titre et championne olympique du relais), Da-Hye Jeon et la Chinoise Mile
Shu. Qu'importe. Quarante-cinq secondes
plus tard, au terme du course rondement menée, elle bouclera le dernier des quatre
tours et demi en troisième position. Médaille de bronze et
grand moment de bonheur pour la jeune
Française.
Quelles sont vos impressions à
chaud ?
Je suis super heureuse. Je ne m’attendais pas à faire une médaille aujourd’hui. Le
500m n’est pas vraiment ma distance de prédilection. C’est plutôt le
1 500m. Mais on a vraiment une glace géniale ici et j’ai eu des très bonnes
sensations.
Vous avez semblé monter en puissance tout au long de la
journée…
Effectivement, je me suis
sentie de mieux en mieux au fur et à mesure des courses. J’étais dans le truc,
ça allait de plus en plus vite. En finale, ç’était vraiment
parfait.
Comment était le niveau ?
Très fort puisque la Coréenne (Eung – Kyang Shoi) est championne du monde
en titre et que la Chinoise (Mile Shu) fait régulièrement les finales aux
Championnats du monde et en Coupe du monde.
Après votre blessure (luxation à la hanche la saison passée), que représente pour
vous cette médaille ?
C'est vraiment rassurant de me voir à ce niveau-là un an et un
mois après ma blessure. C’est prometteur pour les Jeux de Turin en
2006.
Quels sont maintenant vos objectifs ?
A court terme, le 1000m
demain. Ensuite, il y a les Championnats du monde au mois de mars. J’ai déjà
fait mes minimas de temps pour y aller.
C’est votre deuxième Universiade après celle de Zakopane (Pologne) en
2001. Comment jugez-vous cette
compétition ?
En 2001, je me suis blessée au genou, donc je considère que c’est ma
première. Ici, on retrouve un peu l’ambiance des Jeux (NDLR ; Stéphanie a
participé aux JO de Salt Lake en 2002). J’aime bien, c’est détendu,
agréable…
Et les études ?
J’ai eu mon BTS assistante de direction, l’année dernière au mois de
juin. Je passe actuellement un brevet d’état tout en travaillant comme
secrétaire dans une association dijonnaise, Ambition Sport Bourgogne qui se
trouve au CREPS de Dijon et dépend de la DRDJS.
Propos recueillis par Damien Bardot