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Universiade d'hiver 2005
Innsbruck - Autriche -
Du 12 au 22 janvier 2005

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Infos Danse sur glace

Lundi 17 janvier


Le feu et la glace


Deux ans après leur médaille de bronze à l’Universiade de Tarvisio 2003, Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat ont récidivé à Innsbruck. Une petite déception tout de même pour les porte-drapeaux tricolores, qui visent maintenant une sélection pour les Jeux Olympiques de Turin, en 2006.

 

Son regard en dit long. Prostrée sur son banc, visage enfoui entre les mains, Nathalie Péchalat attend le verdict des juges. Elle n’affiche plus son sourire radieux de la cérémonie d’ouverture, quand, juchée sur les épaules de son partenaire Fabian Bourzat, elle enflammait l’Olympiastadion d’Innsbruck et jouait à merveille son rôle de porte-drapeau de la délégation française. Cette fois, la déception, vive, profonde, se lit dans les yeux de la jeune patineuse tricolore. A ses côtés, son partenaire de danse Fabian Pechalat essaie de comprendre. Comment ? Pour quel raison a-t-il chuté tout à l’heure, alors que tout semblait se dérouler parfaitement dans ce programme original ? Oh, ce fût une chute infime, à peine une glissade, dont son pantalon noir porte encore les stigmates. Mais, au décompte final, le couple aux cheveux d’or sait que cette petite erreur lui coûtera cher. « Je ne sais pas ce qui s’est passé » avoue Fabian « J’ai senti mon patin se dérober comme si je glissais sur quelque  chose. D’ailleurs, il y a une marque sur la lame ». Qu’importe, le mal est fait et le verdict tombe : deuxième à l’issue du programme imposé, le couple français se classe troisième au terme de l’original, anéantissant ainsi ses chances de médaille d’or.

   

Mine déconfite, incrédule, Benjamin Delmas, le tout jeune coach a du mal à ravaler sa déception. « Ils ont parfaitement patiné. Sans cette faute, je pense qu’ils auraient pris la première place ce soir. Maintenant, c’est cuit  pour la médaille d’or. Il faut vite rebondir». Le surlendemain, les jeunes Français rendront une copie parfaite sur le programme libre. Pas suffisant, cependant, pour conquérir  la seconde place dans l’esprit des juges. Troisième comme à Tarvisio deux ans auparavant, la paire lyonnaise fait contre mauvaise fortune bon cœur. « Dans l’ensemble, on peut dire que nos performances ont été bonnes » souligne Fabian. « Nous sommes venus ici avec le souci de bien préparer les championnats d’Europe qui ont lieu la semaine prochaine. Sur ce plan là, on a bien travaillé ». Et Nathalie de poursuivre « C’est vrai que  le contexte n’était pas comparable avec celui d’il y a deux ans. En 2003, à Tarvisio, il s’agissait de notre compétition la plus importante de la saison. C’est d’ailleurs mon meilleur souvenir international pour l’instant. Cette année, nous sommes venus car nous avons apprécié la compétition, l’organisation, l’ambiance de l’Universiade, mais nous avions d’autres objectifs. En tout cas, c’est toujours aussi sympa et plaisant à vivre. On reviendrait bien dans deux ans pour chercher la médaille d’or ».

 


Ces deux-là semblent se compléter parfaitement. Elle, fraîche, spontanée, expressive. Lui, calme, imposant, réfléchi. Le feu et la glace, en quelque sorte. « On se canalise mutuellement » affirment-ils en chœur. Depuis cinq ans qu’ils patinent ensemble, ils ont appris à gérer leur relation « L’important, c’est d’avoir toujours les mêmes objectifs et les mêmes motivations. Cela demande beaucoup de confiance réciproque » constate Nathalie. Si la première année fût selon ses propres termes « super difficile », le couple semble aujourd’hui avoir trouvé son équilibre, son rythme de croisière. « Mais attention, rien n’est acquis, cela s’entretient au jour le jour » prévient Fabian. Désormais leur objectif commun a pour terminus Turin, les Jeux Olympiques 2006. Deux couples français devraient être sélectionnés. Actuellement seconde au classement national, la paire lyonnaise y croit dur comme fer. « Il faudra prouver qu’on le mérite. Faire dans les dix aux championnats d’Europe et si possible dans les quinze aux Mondiaux ». Pour autant, nos médaillés ne perdent pas de vue leurs autres échéances. Etudiante en licence à l’UFR Staps de Lyon, Nathalie « n’envisage pas le sport sans les études. Par rapport à cela. Je me suis organisée. C’est une question de choix et de priorités à un moment donné. Dès qu’il y a une compétition importante, je délaisse les cours mais en rentrant je me replonge à fond dedans ». Idem pour Fabian en deuxième année à l’Institut Supérieur d’Ostéopathie de Lyon – Limonest. « Moi j’ai pas mal traîné mais j’ai trouvé ma voie. Par contre au niveau des horaires, c’est un truc de fous (sic). Heureusement, les profs et les potes m’aident et je peux décaler mes examens. Et puis, l’école permet de s’évader de la patinoire ». On l’aura compris, ces deux-là savent ce qu’ils veulent. Alors rendez-vous à Turin en 2006 et …en 2007 * !

 

* En 2007, l’Universiade d’hiver aura également lieu à Turin, un an après les JO

 

DB

 


Dimanche 16 janvier

Bis repetita

 

Il n'y a pas eu de surprise. Au terme du programme libre,  le couple Français Nathalie Pechalat - Fabian Bourzat s'est adjugé la troisième place de l'épreuve de danse sur glace. C'est la deuxième médaille de bronze pour le couple n° 2 du patinage français après celle de Tarvisio en 2003. "On espère bien revenir la prochaine fois...pour gagner" souriaient-ils après leur emballante exhibition.

La victoire est revenue au couple russe Kokhlova - Novitski, devant la paire Ukrainienne Golvina - Voyko. L'autre couple français composée d'Amandine Borsi et Fabrice Blondel termine 10ème.

   



Vendredi 14 janvier

 

L’espoir…malgré la chute.

 

Son regard en dit long. Prostrée sur le banc, dans l’attente du verdict des juges, Nathalie Pechalat n’affiche plus son sourire radieux de la cérémonie d’ouverture. Cette fois, la déception, vive, profonde, se lit sur le visage de la jeune patineuse lyonnaise. A ses côtés, son partenaire de danse Fabian Pechalat tente de comprendre. Comment ? Pour quel raison a-t-il chuté tout à l’heure, alors que tout semblait se dérouler parfaitement dans leur programme original ? Oh, ce fût une chute infime, à peine une glissade, dont son pantalon noir porte encore les stigmates. Mais, au décompte final, le couple aux cheveux d’or sait que cette petite erreur coûtera cher. « Je ne sais pas ce qui s’est passé, avoue Fabian. J’ai senti mon patin se dérober comme si je glissais sur quelque chose. D’ailleurs, il y a une marque sur la lame ».
Morceau de glace, épingle à cheveux ? Qu’importe, les juges seront sans pitié. Le verdict tombe. Deuxième hier à l’issue du programme imposé, le couple français se classe troisième aujourd’hui.


 
  

Mine déconfite, incrédule, Benjamin Delmas, le tout jeune coach a du mal à ravaler sa déception. « Ils ont parfaitement patiné. Sans cette faute, je pense qu’ils auraient pris la première place ce soir. Maintenant, c’est cuit  pour la médaille d’or. Il faut vite rebondir.» Car dimanche a lieu la dernière épreuve, le programme libre. Pour notre jeune tandem*, déjà médaillé de bronze de l’Universiade de Tarvisio en 2003, l’objectif est clair : la médaille d’argent. Un dessein légitime au vu de l’immense talent exprimé depuis deux jours.  L’espoir donc, malgré la chute…

 

*Classé numéro 2 français

 

DB

 


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