La flamme est en eux
Sourire radieux, bonnet vissé sur la
tête laissant échapper quelques mèches blondes, Nathalie Pechalat apparaît
sur l’écran géant de l’Olympiastadion d’Innsbruck. Juchée sur les épaules de
son partenaire Fabian Bourzat, drapeau tricolore au vent, la jeune danseuse
sur glace française soulève sur son passage les vivas du public
autrichien, massé en nombre dans l’arène olympique. Un triomphe. Désignée hier,
pour être le porte-drapeau de la délégation tricolore, l’étudiante en
licence management du sport à l’UFR STAPS de l'Université Lyon I,
médaillée de bronze à l' Universiade de Tarvisio en 2003, effectue un tour
de stade dont elle se souviendra longtemps.

Au bout
de la piste enneigée,
elle rejoint les autres nations pour former une gigantesque mosaïque humaine. L’heure
est au cérémonial. George Killian, président de la FISU ouvre les
débats et ponctue son discours par une minute de silence à la mémoire des
victimes du tsunami. Puis le président de la République Autrichienne, Heinz
Fisher , déclare ouverte la 22ème
Universiade d’hiver. Dans son sillage, deux
athlètes autrichiens ont l’extrême honneur d’allumer la flamme de tous les regards. Lentement, celle-ci
s'élève dans la nuit autrichienne.

Le spectacle peut commencer. Il oscillera
entre danses endiablées, feux d'artifices, tambours du bronx couleur FISU et
rockstar locale. Le tout rythmée par les images XXL dédiées au glorieux passé sportif d’Innsbruck (2 Jeux
olympiques d'hiver organisées en 1964 et 1976) et les sons d’un DJ maison
branché sur 100 000 volts.
49 nations, 69
médailles, 850 volontaires, 2 150 participants : l’Universiade 2005 est lancée.
Premier rendez-vous dès ce soir : Autriche - USA en hockey sur glace, à
guichets fermés.
Tandis que le
drapeau aux cinq étoiles de la FISU flotte fièrement dans le ciel glacial d’Innsbruck,
Nathalie Pechalat quitte le stade pour rejoindre la salle
entraînement. Dans ses yeux, on devine la lueur d’une flamme…
DB