Samedi 20
août 
Pour le dernier jour
de cette Universiade 2005, la France a frappé un grand coup en décrochant cinq
médailles dont trois en or! Les Bleus portent ainsi leur total final à quinze
avec une mention spéciale à la voile, quatre fois
primée.
Quatre dames en argent...et un
record
Leur
sourire irradie l’écran géant du stade Atatürk. Natacha Vouaux, Aurore
Kassambara, Céline Thélamon et Adrianna Lamalle montent sur la deuxième marche
du podium au rythme de la ola. Heureuses. Deuxièmes du relais 4x100 féminin,
elles offrent à la France une quinzième médaille, lors de l’ultime
épreuve tricolore de l’Universiade 2005. « C’est génial. On finit
en beauté. On est super contentes ». Battues par les Russes pour 11 centièmes (43.73 contre
43.62), les Françaises savourent doublement leur bonheur: outre la médaille
d’argent, elles effacent des tablettes le vieux record de France universitaire
établi en 1979, lors de l’Universiade de Mexico par le quatuor Madkaud, Curtet,
Phillippe, Rega. Ce soir la fête sera belle.

L'incroyable quadruplé de la voile française
Quatre médailles dont trois d’or : c’est
l’extraordinaire bilan de la voile tricolore ! Fabrice Hassen en planche à
voile, Gwendolyne Lemaitre et Camille Lecointre en 470 féminin, ont enlevé le
titre en individuel tandis que Johann Cechosz a réussi son pari de décrocher la
médaille de bronze en dominant la dernière régate. Du coup, dans le par équipes,
les Bleus passent devant la Pologne et parachèvent ainsi le triomphe français.
La voile devient également la discipline la plus prolifique de la délégation
française devant la natation (3 médailles).




Le match de trop L’équipe de France féminine
n’apportera donc pas au football français sa première médaille lors d'une Universiade.
Aujourd’hui face au Japon, elles n’ont pas su ou pas pu élever leur
niveau de jeu pour aller conquérir le bronze. Fatiguées, usées
physiquement, et mentalement les Bleues se sont logiquement inclinées deux
buts à zéro face à une équipe Japonaise plus fraîche et mieux disposée.
L’addition aurait même pu être beaucoup plus lourde si Stéphanie Mellec, une
nouvelle fois décisive, n’avait détourné hors de son but plusieurs ballons
bouillants. Les Françaises terminent donc quatrième au classement final. Durant
cette Universiade, elles auront fait preuve de beaucoup de cœur, de solidarité
et de cohésion. A l’inverse, il leur aura manqué certaines qualités affichées
par les meilleures équipes, notamment de la vitesse et de la qualité dans
l’animation offensive. Néanmoins, un groupe est né à Izmir ; rendez-vous
maintenant à Bangkok, en 2007.
Damien
Bardot
Vendredi 19
août
A une journée de la fin de cette
23ème Universiade, le compteur français continue d’augmenter.
Aujourd’hui deux nouvelles médailles de bronze sont venues enrichir l’escarcelle
tricolore, portant le total à dix. La belle surprise est venu du décathlon où
Nadir El Fassi a décroché le bronze au bout d’un 1500 mètres de folie. En
tennis, Sébastien Kosak s’est finalement incliné en demi-finale après un
parcours extraordinaire. Enfin, les « voileux » continuent de faire la
course en tête à une journée du terme. Fabrice Hassen est d’ores et déjà assuré
de la médaille d’or. Camille Lecointre et Gwendoline Lemaitre occupent également
la pole-position. Seul Yohann Ceschoz a rétrogradé de la troisième à la
cinquième place après sa disqualification sur la deuxième manche.
Dans le par équipes, les Bleus sont pour l’instant seconds.
Verdict définitif demain.
Kosak en bronze
L’extraordinaire série du Rouennais Sébastien Kosak
s’est donc arrêtée ce vendredi en demi-finale. Opposé au Russe Artem Sirmak, tête
de série n°7 et 572ème joueur ATP, le Français n’a pu réitérer ses
exploits des tours précédents où il avait successivement sorti du tournoi les
têtes de série n°5, 11 et 2. Aujourd’hui il a souffert de la comparaison, payant
peut-être aussi ses efforts répétés des jours précédents. Battu en deux sets
(3-6, 5-7), Kosak fut pourtant en ballottage favorable dans le second mais ne
parvint pas à conclure quatre balles d’avantage pour mener 5-2. Plus agressif
sur la balle, déterminé, Sirmak empocha donc ce septième jeu. La chance était
passée et le Russe ne lâcha plus rien. « Il a fait un très bon match,
avec beaucoup d’alternance et de justesse dans son jeu. Il a su varier les coups
et m’a souvent pris de vitesse. Je n’ai pas de regrets à avoir car il était le
plus fort aujourd’hui ». L’étudiant en Master Staps, 23 ans, classé –
30, préférait retenir la qualité de
son tournoi qui l’a conduit, contre toute attente, à la médaille de bronze.
« J’ai vécu une dizaine fabuleuse. C’était ma deuxième Universiade et
j’espère être encore là à Bangkok, en 2007 ». Le rendez-vous est pris.
El Fassi, la belle surprise. Il peut lever
les bras, Nadir El Fassi, à l’arrivée du 1 500m. En remportant haut la main (près
de huit secondes sur son second) l’ épreuve finale du décathlon, il vient de
se propulser de la cinquième place à la troisième marche du podium, battant au
passage son record personnel de 47 points. (7 724 points contre 7 677 pour le
précédent). Et pourtant le jeune montpelliérain, coéquipier d’entraînement de
Romain Barras, médaillé d’or à l’Universiade de Daegu 2003 et 7ème
des derniers championnats du Monde d’Helsinki, a bien failli ne pas connaître ce
bonheur. Handicapé par une double douleur à la cuisse et à la cheville, il est
même passé tout près de l’abandon ce matin. « C’est vrai que je ne me
voyais pas aller au bout de ce déca. Et puis finalement, le coach -Frédéric
Roche- m’a poussé à continuer, mon pote François Gourmet (le belge finit
2ème) aussi. Ensuite, tout s’est enchaîné. J’ai réalisé mes
meilleures perfs personnelles à la perche et au javelot. Toute cela m’a remis
dedans et m’a donné envie de me battre ». Sur le dernier 1 500m, sa
spécialité, Nadir a donc tout donné. Sans calculer. « De toute façon, je
n’en ai pas eu le temps » sourit-il. « J’avais perdu mon
dossard et au dernier moment un juge me l’a donné. Je suis parti en
catastrophe ». On
connaît la suite.
Toutes voiles de or Demain, si les choses
restent en l’état à l’issue des dernières régates, l’équipe de France
universitaire repartira d’Izmir avec trois médailles dans ses bagages :
deux en or (mistral masculin, 470 féminin) et une en argent par équipes. Fabrice
Hassen qui survole la compétition depuis le premier jour s’est définitivement
mis à l’abri d’un retour en remportant aujourd’hui ses deux courses. Idem pour
la paire Camille Lecointre et Gwendoline Lemaitre, redoutables dans la brise,
qui devra assurer demain pour empocher l’or. La déception du jour est venue de
Johann Ceschoz, qui passe de la troisième à la cinquième place suite à une
disqualification. Il devra cravacher demain pour aller chercher une médaille.
En bref : escrime, gymnastique rythmique,
volley-ball…
Battus en quart de finale par l’Italie, les sabreurs
n’offriront pas une deuxième médaille à l’escrime française.
En gymnastique rythmique, Autrélie Lacour termine
quinzième d’un plateau où figuraient toutes les meilleures mondiales.
En volley-ball, les garçons finissent à la septième
place finale, en battant la Slovaquie (3-0). Les filles s’inclinent de nouveau
face à l’Espagne. Elles joueront pour la 11ème place
face au Canada demain.
Damien Bardot
Jeudi 18
août
Ce soir, les footballeuses tricolores ont vu leur rêve de médaille d’or
s’envoler. Eliminées par la Chine, elles devront maintenant se remobiliser en
vue du match pour la troisième place, face au Japon, samedi. Pour Sébastien
Kosak en revanche, le rêve se poursuit. Le tennisman haut-normand a
réalisé un nouvel exploit aujourd’hui en sortant la tête de
série n° 2 du tournoi, 250ème à l’ATP.
La terrible
désillusion
Les larmes ont coulé ce soir au stade Ataturk. Des
larmes de tristesse pour les footballeuses françaises déçues, effondrées,
anéanties, battues pour la première fois de cette compétition. Tandis qu’à
quelques pas de là, sur le terrain attenant, les joueuses brésiliennes
savouraient leur victoire au rythme de la samba, après avoir étrillé le Japon
(4-0) dans l’autre demi-finale, les Bleuettes se repassaient en boucle le
scénario de leur demi-finale perdue. « On peut nourrir de gros
regrets » analysait le coach Frédéric Strappazzon « On réalise
sûrement le meilleur match de notre compétition mais on prend deux buts bêtes dont
le second qui nous assassine» Ce second
but survenu à la 70ème minute et inscrit contre son camp par la
malheureuse Faustine Roux, fût en effet de
trop pour une équipe de France qui avait déjà laissé beaucoup de force et de
courage dans la bataille pour revenir au score. Menées dès la 14ème
minute, les Bleues n’avaient eu qu’une option : attaquer et attaquer
sans cesse. Jouant très haut, exerçant un pressing de chaque instant au milieu
du terrain, les Françaises parvinrent à leurs fins sur un ballon perdu par la
défense chinoise et bien exploité par Laurence Garbil, terrassant la gardienne
chinoise d’une frappe croisée des seize mètres (54ème ). On
se disait alors que, transcendées par ce but, elles allaient poursuivre leur
effort pour tenter de tuer le match. Mais l’inverse se produit. Les Chinoises,
repartirent très vite de l’avant, occupant la moitié de terrain française et obligeant
les Tricolores à reculer. Et le pire arriva. Sur un centre tendu venu de la
droite, la défenseuse française, sentant le danger de l’attaquante chinoise dans son
dos, coupa la trajectoire du ballon au premier poteau. Pour le résultat que l’on
sait. Le troisième but chinois releva plus de l’anecdote. Jetant leurs
dernières forces dans la bataille, les Bleues s’exposèrent au contre, un fois, deux
fois pour finalement craquer dans le temps additionnel. Le France-Brésil
dont tout le monde rêvait n’aura donc pas lieu. Pour autant, les Françaises
devront très vite se remobiliser. Samedi, à 10 heures, elles affrontent le
Japon, avec, en jeu, la médaille de bronze.
Kosak, la
révélation
Mais où s’arrêtera-t-il ? C’est la question que
l’on peut se poser au vu de l’extraordinaire performance réalisée aujourd’hui par le tennisman
haut-normand. Tombeur de sa troisième tête de série en une semaine, (11, 5 et
2), Sébastien Kosak semble évoluer sur une planète dont lui-même ne soupçonnait
peut-être pas jusqu’alors l’existence. En battant aujourd’hui le Slovaque
Bruthans, 250ème joueur ATP au terme de trois sets de haut-niveau
dont deux au tie-break (6-7, 7-6, 6-2), l’étudiant du STAPS Rouen,
« seulement » classé –15, s’est d’ores et déjà offert une médaille.
Reste à en connaître la couleur. Vendredi, en demi-finale, il affrontera le
Russe Artem Sirmak, tête de série n°7 et 572ème joueur ATP. Pour un
nouvel exploit ?
Voile : Hassen bientôt
couronné ?
Premier et troisième de ses deux régates
aujourd’hui, le véliplanchiste Fabrice Hassen semble s’approcher à grands pas de
la médaille d’or à quatre courses de la fin. Une victoire devrait lui suffire
pour l’emporter. Pour Camille Lecointre et Gwendoline Lemaitre, tout semble
également bien parti : deux fois vainqueurs aujourd’hui elles ont encore
conforté leur pole-position au général. En laser garçons, Johann Ceshosz n’a
quant à lui pas eu la même chance : 26ème et 4ème ,
il rétrograde à la troisième place. Chez les filles filles, Mathilde Geron est sixième,
tandis qu’en 470 hommes, Loïc Le Bacquer et Brice Baizez occupent la septième
place.
L’escrime à la peine
On attendait beaucoup des fleurettistes masculins. La
déception est grande. Sortis sans gloire au premier tour face à la Hongrie
(41-45),Terence Joubert, Marcel Marcilloux et Guillaume Pitta repartent d’Izmir
sans la médaille qu’ils étaient venus y chercher. Une déception partagée par les
épéistes féminines qui n’imiteront pas les garçons, médaillés d’argent hier.
Jeanne Colignon, Mélanie Soiron, Lynda Geneviève et Vanessa Galantine sont
pourtant passées près de la médaille, battues dans le match pour la troisième
place par la Chine (46-35). Demain, dernière chance pour l’escrime tricolore
avec le sabre par équipes masculin.
L’athlétisme n’y arrive
pas
Nouvelle journée noire pour les athlètes tricolores
puisque ni Pierre-Charles Peuf, dans le concours de saut à la perche, ni
Kafetien Gomis, dans celui de la longueur ne sont parvenus à tirer leur épingle
du jeu. Le premier termine neuvième, le second
septième
. Seule satisfaction de cette journée, la cinquième place de Nadir El Fassi à
mi-parcours du décathlon.
Damien Bardot
Mercredi 17 août
Après trois jours d’infortune dans les épreuves individuelles,
les escrimeurs tricolores sont enfin parvenus à leurs fins. L’épée masculine a
décroché aujourd’hui une médaille d’argent par équipe, dans la plus pure
tradition de l’escrime française. C’est la huitième médaille des Bleus, l’unique
de cette journée marquée par l’élimination du volley-ball masculin et la
faillite de l’athlétisme.
Argent
content
Benoît Janvier et Jean-Michel Lucenay ne remporteront pas
leur seconde médaille d’or à l’Universiade. Titrés par équipes en 2001 à Pékin
pour l’un, en individuel en 2003 à Daegu pour l’autre, ils ont du s’incliner
cette fois face à un redoutable adversaire venu du froid. Associés à Gauthier
Grumier et au remplaçant Bastien Sicot, les deux compères avaient jusque là
réalisé une journée remarquable. Tombeurs successifs de l’Egypte (45-36),
l’Italie (45-29) et la Russie (45-29), ils se présentaient pourtant sous les
meilleurs auspices avant l’assaut final face à l’Ukraine. A l'arrivée le socre
est sévère (30-45). « On a malheureusement fait une mauvaise
entame. On est parti tout de suite dans le négatif. Les Ukrainiens ont utilisé
notre vitesse. On a été pris sur nos préparations. Ensuite on a essayé de calmer
le jeu et de partir plus lentement mais le retard était déjà trop
conséquent » analysait à chaud Gauthier Grumier. Même son de cloche
chez Benoît Janvier. « On savait que c’était une équipe plutôt
défensive. Le pire scénario était de leur laisser l’avantage mais on n’a pas su
l’éviter ». Le coach Jérôme Roussat n'oubliait pas de souligner pour sa
part « la grande qualité de cette équipe ukrainienne ». Malgré tout, à la descente du podium, la satisfaction se
lisait sur les visages de nos quatre mousquetaires, qui serviront prochainement
de sparring-partner à l’équipe de France A en vue des championnats du monde de
Leipzig, en octobre. Celle d’une première médaille pour l’escrime tricolore dans
cette Universiade 2005.
Les volleyeurs manquent le quart Les Italiens auront donc mis
un terme à l’aventure des volleyeurs français. Et pourtant. Il s’en est fallu de
peu pour que les tricolores ne passent l’obstacle transalpin. Défaits en cinq
sets (25-22, 18-25, 16-25, 25-18, 10-15), ils pourront regretter ces deux sets
catastrophiques au cours desquels de l’avis du coach Marc Francastel
« ils n’ont pas forcément su gérer leurs émotions ».
L’entraîneur français ne cachait d’ailleurs pas sa déception "conscient
d'avoir le potentiel pour aller au bout", pas plus que le capitaine Andy
Ces qui insistait sur la relative faiblesse française au service.
« Je pense que c’est là que la différence s’est faite » .
Jeudi, les Français affronteront la Pologne dans la course à la 5ème
place.
La voile au
top Le constat est flatteur. Si la compétition s’arrêtait là, le team
tricolore afficherait aujourd’hui quatre médailles d’or au compteur, dont une
par équipe. Mercredi, les voileux français ont une nouvelle fois confirmé leur
domination. En planche à voile mistral, le talentueux Fabrice Hassen a de
nouveau remporté ses deux courses comme les deux jours précédents. Solidement
ancré dans son fauteuil de leader, on voit mal ce qui pourrait l’empêcher de
s’adjuger le titre. En laser, Johann Cechosz, deux fois troisième aujourd’hui
occupe lui aussi la première place au général. Idem pour la paire de 470 féminin
composée de Camille Lecointre et Gwendolyne Lemaitre. En laser filles, Mathilde
Geron est sixième, en attendant le retour du gros vent.
En attendant
mieux Deuxième jour de compétition et nouvelle
déception pour l’athlétisme français. Si l'on excepte les qualifications de Kafetien Gomis à la
longueur et de Pierre-Charles Peuf à la perche, les français en lice aujourd’hui
sont restés à quai. Sur le 3000m steeple, Vincent Zouaoui-Dandrieux,
2ème à Daegu en 2003,a vu le peloton s’envoler sans lui à l’entame du
quatrième tour, victime d’une déchirure à l’adducteur. Il finit courageusement
neuvième. Sur le 400m haies féminin, Aurore Kassambara n’a pu passer le cap des
qualifications, tout comme Amélie Delzenne à la perche (11e). On
attend des jours meilleurs.
Tennis : l’un reste, l’autre
part
En attendant les deux quarts de finale masculin
jeudi, les doubles français ont connu des fortunes diverses. Le double mixte
composé d’Angélique Cauchy et Grégoire Burquier s’est incliné au second tour
face à la Chine Taipe, tête de série n°1. Le double féminin s’est lui qualifié
pour les quarts de finale en battant la Serbie-Monténégro (6-1, 7-5). Au
prochain tour Evane Graziani et Katy Sauboi rencontreront le
Japon.
Les nageurs quittent la scène Avec trois médailles lors
des trois premiers jours de compétition (or sur le 4x100 nage libre masculin,
bronze sur les 4x100 et 4x200 nage libre fémin) les nageurs avaient ouvert la
voie à la délégation tricolore. La compétition s’est achevée aujourd’hui sans
qu’il n’aient pu ajouter une breloque à leur moisson. Elsa N’Guessan et David
Maitre, ont pris tous les deux la quatrième place sur 50m nage libre. A noter la
performance d’Elsa N’Guessan (25’67), record personnel, nouveau record de France
universitaire et quatrième performance française de
l’histoire.
Damien Bardot
Mardi 16 août 
Jour de grâce
pour le tir à l’arc français : en décrochant deux médailles, en or et en
argent, les archers tricolores portent le compteur français à sept, au terme de
la première semaine de compétition. Le football féminin poursuit sa voie royale
en se qualifiant pour les demi-finales. Les tennismen créent l’exploit.
Déception en revanche pour l’athlétisme qui échoue deux fois au pied du
podium et pour le volley-ball féminin, éliminé au terme des matches de
poule.
Les archers au
top
Sur la première marche du podium, Amandine Bouillot affiche
un sourire radieux. Elle, l’illustre inconnue du team tricolore vient d’inscrire
son nom dans la grande histoire des Universiades. Au terme de deux jours d’une
compétition rondement menée, elle a triomphé de la Coréenne Kim Hyo Sun
(113-104) en finale. Pour Christiane Heranney, coach tricolore « c’est
la surprise du chef. On ne l’attendait pas à ce niveau de la compétition. C’est
l’une des seules non-internationales de l’équipe et elle a fait preuve d’un
calme et d’une lucidité extraordinaires ». L’intéressée elle-même
semble ne pas être plus perturbée que cela par ce qui lui arrive. « C’est
génial » se contente-t-elle de dire. « J’ai pris la
compétition comme elle venait et ça m’a plutôt bien réussi. C’était ma première épreuve
internationale et finalement, j’ai eu l’impression d’être à mon niveau». A ses côtés, Florian
Faucheur savoure lui aussi l’instant. Battu en finale par l’Italien Sergio Pagni
(111-116), il décroche une médaille d’argent porteuse d’espoir.

Football féminin : la belle aventure continue Après leur qualification héroïque face au Japon
acquise lors du dernier match de poule, les Bleues semblent s’être forgé un
mental à toute épreuve. Elles l’ont encore prouvé ce soir en dominant la
Finlande (1-0), première de son groupe, se qualifiant ainsi pour les
demi-finales. Les Bleues ont ouvert le score rapidement par Corinne Petit
(17e). La suite fût plus laborieuse. Face à une équipe finlandaise
peu inspirée, les jeunes tricolores n’ont pas su tuer le match, n’exploitant pas
quelques occasions nettes. La pression est ainsi restée sur leurs épaules
jusqu’au terme de la rencontre qui sonna plus comme un soulagement que comme une
réelle satisfaction « On a certainement fait notre plus mauvais match
mais la victoire est au bout et c’est bien là l’essentiel » analysait
le co-entraîneur Frédéric Strappazzon. Pour Agathe Calvie et ses partenaires, la
belle aventure continue. Jeudi soir, elles affronteront la Chine, tombeuse de
l’Eire (1-0)
Magiques, les
tennismen
Pour s’apercevoir de la portée de l’exploit des
tennismen français, il suffit d’observer le tableau des quarts de finale. Pierre
Metenier et Sébastien Kosak sont en effet les deux seuls joueurs non tête de
série rescapés de cette compétition. Le premier a aujourd’hui disposé du
Polonais Urban, tête de série n°4 en deux sets (6-4, 6-4), le second du
Serbo-Monténégrin Madjarowski (6-2,
1-6, 6-3). Au prochain tour, ils affronteront respectivement l’Ukrainien Serhiy
Kirillov, tête de série n°12 et 749ème joueur ATP et le Slovaque
Viktor Bruthans, tête de série n°2, 250ème mondial à
l’ATP.
Hélas, les filles n’ont pu imiter les garçons. Evane
Graziani et Angélique Cauchy ont dû s’incliner face aux têtes de série n°3 et 4,
clôturant là un tournoi au bilan positif. Evane Graziani a en revanche
remporté son double aux côtés de Katy Sauboi face à la Serbie-Montenegro. En
huitièmes, les Françaises rencontreront la paire Japonaise, tête de série
n°4.
Athlétisme : si proches du podium
Arrivée en droite ligne des Mondiaux d’Helsinki, la
pétillante Adrianna Lamalle espérait décrocher une médaille sur 100m haies.
Hélas, malgré un temps plus que correct (13’07), elle échoue à la plus mauvaise
place : quatrième. Onze centièmes seulement la séparent de l’Estonienne,
Mirjam Limask, vainqueur de la course. Idem pour Céline Thélamon, qui pour sa
troisième Universiade, termine elle aussi à la quatrième place de la finale du
100m. Les deux compères visent maintenant la médaille sur le relais 4x100m.
Côté Français, on retiendra la qualification du Clermontois
Pierre-Charles Peuf à la perche (5,30m), la douzième place finale d’Amandine
Constantin à l’heptathlon (5205 pts) mais aussi l’abandon de Pierre Joncheray
sur 10 000m, victime d’une fracture de fatigue au pied.
Escrime : place au par équipes
Les sabreurs n’ont pu faire mieux que leurs compères
épéistes et fleurettistes. Xavier Haberer a signé la meilleure performance
françaises(8e), éliminé en quart de finale dans une compétition où
l’on retrouvait encore de nombreux champions olympiques et du monde. Arnaud
Drion termine 16ème, Alexandre Woog 25ème et Bolade Apithy
33e. Place maintenant au par équipes. Demain, l’épée masculine ouvre
le bal avec de réelles chances de médailles.
La voile
confirme
Pour leur deuxième jour de compétition, les voileux
français ont confirmé leur bonne santé. Le véliplanchiste Fabrice Hassen, déjà
vainqueur des deux manches hier a signé un doublé. En laser, Johan Cechosz a
réalisé une moins belle journée que la précédente (10ème et
4ème) mais reste premier au général. Chez les filles Mathilde Geron
remonte à la 5ème place après avoir remporté une manche. En 470
féminin, Camille Leconitre et Gwendoline Lemaitre occupent la troisième place
tandis que Loïc Le Bacquer et Brice Baisez, décevants, sont huitièmes.
Les volleyeuses par la petite porte
Elles y croyaient mais elles n’ont rien pu faire.
Sévèrement battues (3-0) par la Pologne, les Bleues n’iront pas en quart de
finale. Elles devront se contenter des matches de classement à partir de
jeudi.
Damien Bardot
Lundi 15
août
En ce lundi férié, la délégation française n’a pas
chômé. Onze disciplines sur douze étaient engagées. Bilan : 2 médailles de
bronze, une pléïade de quatrième places et quelques belles performances.
Epangue comme à
Daegu
Elle pouvait légitimement viser l’or. Vice-championne
du monde cette année à Madrid, Gwladys Epangue est hélas tombé sur un os nommé
Sibel Güler. La jeune turque, championne d’Europe en titre n’a pas manqué
l’occasion de briller à domicile. Porté par un public ultra-chaud, elle a
marqué le point décisif à l’ultime seconde du dernier tiers-temps, laissant
Gwladys Epangue à sa déception. « C’est vraiment difficile de perdre
d’un point, surtout en demi. Mais j’ai vraiment tout donné. Le niveau était
excellent, digne des Championnats du Monde. J’ai réalisé une belle journée. Je
n’ai pas de regret à avoir. Je savais que ce serait difficile de s’imposer en
Turquie avec un tel public». Après Daegu, en 2003 la jeune
étudiante de Sportcom à l’INSEP décroche ainsi sa deuxième médaille de bronze à
l’Universiade.
Selloum dans
l’histoire
En décrochant la médaille de bronze en 63kg, Meryem Selloum
est entrée dans l’histoire. Elle a en effet obtenu la première médaille de la
lutte française, Universiade et Championnats du monde universitaires confondus.
Pourtant blessée à la cheville dès le matin, la jeune montferrandaise n’a chuté
qu’en finale de tableau face à la gagnante de la compétition, la Japonaise Kaori
Icho. Montant en puissance au fil de la journée, faisant preuve d’une grosse
adaptation tactique, Meryem est allée au bout de son rêve. Une performance
d'excellent augure en vue des prochains Championnats du Monde,
fin septembre à Budapest.
Les volleyeurs en
pole
Malgré leur défaite trois sets à un (25-23, 22-25,
21-25, 23-25) face à la Belgique,
la première de cette compétition, les volleyeurs tricolores achèvent les matches
de poule en pole-position de leur groupe. Mercredi, en quart de finale, ils
affronteront l’Italie, deuxième de son groupe derrière le
Brésil.
Les volleyeuses au pied du mur
Après leur défaite samedi face à la Chine Taipe, les
volleyeuses tricolores ont battu l’Australie 3 sets à 1 (25-17, 22-25, 25-18,
25-23). Le match face à la Pologne sera donc décisif puisque le vainqueur
obtiendra son ticket pour les quarts de finale.
Epée : les filles comme les
garçons.
« On a fait une grosse journée. Hélas, cela
n’a pas voulu sourire ». Le constat de Patrice Carrière, coach de
l’épée féminine est cruel. Une nouvelle fois confrontée à un tableau de niveau
mondial, l’escrime tricolore n’a pu décrocher la médaille après laquelle elle
court depuis trois jours. Lynda Geneviève (8e) échoue en quart de
finale à une encablure de la médaille après avoir éliminé Vanessa Galantine
(10e) dans un duel fratricide en huitième. Jeanne Colignon
(14e) et Mélanie Soiron (22e) chutent respectivement en
huitièmes et seizièmes de finale.
Les nageurs frôlent une seconde
médaille
Médaillé d’or sur le 4x100m nage libre, le relais
français est passé tout près d’une deuxième médaille en prenant la quatrième
place du relais 4x200m nage libre.
Guy-Noël Schmitt termine 7ème de la finale A du 400m nage
libre.
Les archers
quatrièmes
L’équipe de France de tir à l’arc poulies s’est inclinée dans son duel
pour la médaille de bronze face au Mexique. Auparavant, Guillaume Delamare,
Florian Faucheur, Sébastien Brasseur avaient du céder en demi face aux
Etats-Unis.
Wignanitz échoue au pied du
podium
Dans le concours de cheval d’arçon, le Berruyer
Raphaël Wignanitz a terminé à la plus mauvaise place : 4ème. Une
réception légèrement déséquilibrée sur le deuxième saut lui a coûté la médaille.
Danny Rodrigues termine septième aux
anneaux.
Les « voileux » dans le
vent
Première journée et déjà des perfs pour les
« voileux ». En mistral (planche à voile), Fabrice Hassen a survolé
les débats en remportant les deux premières manches d’une épreuve qui en compte
douze. Yohann Cechosz l’a imité en laser. En 470 féminin, Gwendoline
Lemaître et Camille Lecointre sont actuellement troisièmes au classement général
après avoir gagné la première manche. Chez les hommes Loïc Le Bacquer et Brice
Baisez sont quatrièmes à l’issue de cette première
journée.
Tennis : un carton presque
plein
Pour leur entrée en lice, les doubles ont d’abord
connu des fortunes diverses. Le double composé de Sébastien Kosak et Grégoire
Burquier s’est incliné face aux Allemands (4-6, 2-6). Chez les filles Katy
Sauboi et Evane Graziani se sont elles imposées face à la Serbie-Montenegro
(6-1, 7-5).
En revanche en simple, c’est le carton plein. Angélique Cauchy a réalisé
la perf du jour en battant la Japonaise, Maekawa Ayaka, tête de série n°13,
518e joueuse mondiale à
l’ATP (6-4, 6-3). En huitième de finale, elle sera opposée à la Chinoise Taipe
Chan Chin-Wei, tête de série n°4 et 236 joueuse mondiale. Evane Graziani a quant
a elle battu l’Anglaise Annabel Blow (7-5, 6-1) et s’est également qualifiée pour
les huitièmes de finale. Elle y rencontrera une autre chinois taipe, Su-Wei
Hsien, tête de série n° 3 et 217ème joueuse mondiale. Chez les garçons, Pierre Metenier s’est
imposé (6-2, 6-4) face au représentant des Emirats Arabes Unis, Omar Bahrouzyam
et rencontrera la tête de série n°4, le Polonais Filip Urban, 333ème
joueur mondial. Enfin Sébastien Kosak a
battu la tête de série n°11, l’Ukrainien Nickolai Dyachok, 683ème joueur
mondial à l’ATP et affrontera en huitièmes le serbo-monténégrin Darko Madjrovski,
tête de série n°5, 484 ème joueur mondial.
Athlétisme : c’est
parti !
Premier jour de compétition pour l’athlétisme au
stade Ataturk et premiers résultats français. Sur 100m féminin, Céline Thélamon
s’est qualifiée pour la demi-finale du 100m en terminant première de sa série en
11’’77. Natacha Vouaux a été éliminée au 2ème
tour. A l’heptathlon, Amandine
Constantin occupe la huitième place après les quatre premières épreuves. Enfin Adrianna
Lamalle, tout juste de retour d’Helsinki, s’est qualifiée pour la finale du 100m
haies – 2ème de sa demi-finale en 13’’18- où elle briguera une
médaille demain soir.
Damien Bardot
Dimanche 14 août
Trois jours,
trois médailles : c'est le somptueux bilan de la natation
française.
Le beau doublé des filles
Aujourd'hui,
les filles du 4x200m nage libre ont décroché une nouvelle médaille de
bronze, deux jours après celle conquise sur le 4x100m. Angela Tavernier, Sophie
Huber et Mylène Lazare signent ainsi un doublé tandis que Sophie Huber
s'offre sa première récompense. "C'est une belle satisfaction pour nous.
Pour ma part, je suis maintenant en vacances. Après les Mondiaux de
Montréal, c'est bien de terminer sur cette compétition " constate la Nancéenne. La jeune Mylène
Lazare savoure elle
aussi l'instant. A peine bachelière, elle se retrouve pour
la première fois propulsée chez les grandes "C'est un plaisir de nager
avec des filles de ce niveau. En plus, elles m'ont super bien
accueillie". De nouveau troisième derrière les Etats-Unis et la
Nouvelle-Zélande, le relais tricolore a bien faillé décrocher l'argent sur
un dernier relais incisif d'Elsa N'Guessan, titulaire du relais français aux
côtés de Figues et Manaudou. Mais il est finalement venu mourir
à 41 centièmes de son homologue kiwi, respectant ainsi la hiérarchie
établie sur le relais 4x100m. "On n'a pas de regrets car on a tout
donné"
concluait Angela Tavernier dans un sourire.
En obtenant un nul homérique face au Japon, les footballeuses tricolores
ont décroché leur qualification pour les quarts de finale. Elles terminent
deuxièmes de leur poule et affronteront la Finlande, premier du groupe C, mardi
à 18 heures.
Au bout du courage
Incontestablement, cette équipe de France possède un supplément d’âme.
C’est d’ailleurs, à n’en pas douter, ce qui lui a permis de résister aujourd’hui
à la déferlante japonaise. Ballotées, acculées sur leur but, bref dominées
durant la totalité du match, les Bleues ont appliqué à la lettre la stratégie
mise en place. L’enjeu du jour était simple : ne pas perdre, pour ne pas
mourir. Et au vu du score de l’autre match de cette poule, remporté 4-1 par le
Canada face à la République Tchèque, il valait mieux s'y tenir. Privées de leurs
deux meneuses Agathe Calvie et Nelly Guilbert, suspendues, les Françaises ne se
présentaient pourtant pas dans les meilleures conditions. C’était sans compter
sur le jour de grâce de Stéphanie Mellec, auteur d’au moins cinq arrêts
décisifs, dont une claquette extraordinaire sur une reprise de volée à bout
portant, détournée sur la barre transversale (51e). Avant cela, la
gardienne française avait déjà gagné deux duels à quitte au double avec les
attaquantes japonaises. Elle avait même eu ce supplément de chance sans
lequel les grandes performances sont impossibles, lorsque Naomi Kawasumi,
seule devant le but vide, avait expédié sa tête trop à gauche (20e).
Pour couronner le tout, les tricolores furent réduites à dix dès la
62e minute suite au deuxième carton jaune reçu par Priscilla Bencini.
Plutôt que de les déstabiliser, cela renforça encore leur détermination.
Resserrant leurs lignes, flottant parfaitement en défense, sans jamais se jeter
au risque de voir l'adversaire s’engouffrer dans la brèche, elles luttèrent sur
chaque ballon jusqu’au coup de sifflet final libérateur. Dans les tribunes,
Agathe Calvie et Nelly Guilbert pouvaient exulter. Elles joueront leur quart de
finale.
Les volleyeurs invaincus Les Français se sont de
nouveau imposés facilement en trois sets et 49 minutes de jeu face à
la Chine (25-11, 25-14, 25-13)). Lundi, ils joueront la première place de la
poule face à la Belgique, également invaincue.
Dur pour le sabre Dans un tableau extrêmement relevé, où l’on
notait la présence de plusieurs champions olympiques, les sabreurs français
n’ont pu faire mieux que leurs compères de l’épée. Marcel
Marcilloux termine 19e, Guillaume Pitta 20ème et Terence
Joubert, porte-drapeau français, blessé au dos,
38ème.
Damien Bardot
Samedi 13 août
Jour de gloire pour la natation
française. Après le bronze des filles vendredi, les garçons ont réalisé
l’exploit sur le 4x100m en s’imposant devant la Grande-Bretagne et les
Etats-Unis. C’est la première médaille d’or pour la délégation
tricolore.
Ils l'ont fait! Ils ont pour nom Antoine Galavtine,
Sébastien Bodet, Matthieu Madelaine et Alain Bernard. Grâce à eux le drapeau
bleu-blanc-rouge flotte sur la piscine de Manisa. Samedi soir, nos
quatre mousquetaires ont triomphé sur l'épreuve du relais 4x100m, quelques
heures avant leurs alter ego de l'athlétisme, bien loin d'ici, à Helsinki. Et il
suffit de voir la liste de leurs adversaires battus pour cerner la portée de
l'exploit. Par ordre d'apparition : la Grande-Bretagne, les Etats-Unis,
l'Italie, la Russie, l'Italie, la Suisse, l'Ukraine et le Japon. Pourtant,
septièmes à l'issue des qualifs, les Bleus n'en menaient pas large,
couloir 1, au moment du départ. "C'est vrai qu'après la course de ce matin,
on faisait plutôt figure d'outsiders. Cela nous a permis de ne pas nous mettre
la pression. On est parti à bloc, on n'a pas
calculé." constatait à chaud Antoine Galavtine. "On a juste
pensé à gagner. Maintenant, on savoure, on est super heureux, fiers de
décrocher la première médaille d'or française ". Dans une épreuve homogène, où chaque équipe
était en mesure de l'emporter, les Bleus ont réalisé la course parfaite.
Sur le podium durant durant les huit longueurs de bassin, ils sont venus
mourir à cinq dixièmes du record du monde universitaire (3'19''91), battant au
passage le record de France universitaire. Dans l'histoire des relais
4x100m universitaires, ils succèdent ainsi à Romain
Barnier, Sébastien Lecqueux, Nicolas Kintz et Hugo Viart, médaillés de bronze à l'Universiade de Pékin
2001.
Volley-ball :
facile pour les garçons, sévère pour les filles
Le volley français a connu des fortunes diverses. Si les garçons ont confirmé
leur bonne forme en disposant facilement du Liban (3-0), les filles se sont
inclinées sur le même score face à la Chine. Lundi, les filles rencontrent l’Afrique
du Sud tandis que les garçons peuvent assurer leur qualification pour les
quarts de finale en remportant une de leurs deux matchs face à la Chine ou la
Belgique.
Carton plein pour le
tennis
Pour leur entrée en lice,
les tenniswomen ont réalisé le doublé. Mention spéciale à Evane Graziani qui
s’impose face à la tête de série n°14,
la Chinoise
Jie Hao. Victoire également d’Angélique Cauchy face à la Kazaque Marina Schpak.
Damien Bardot
Vendredi 12 août
Pour cette
« première » grande journée de compétition, les Bleus étaient engagés
sur tous les fronts. Si ce n’est la déception de l’épée masculine, le bilan de
la journée demeure très largement positif.
Les nageuses ouvrent le bal
On les attendait sur 4x200m, elles ont d’ores et déjà frappé sur 4x100m.
Elsa N’Guessan, Mylène Lazare, Amandine Bouysset et Angela Tavernier ont offert
aujourd’hui une première médaille de bronze à la France, derrière les Etats-Unis
et la Nouvelle-Zélande (3’46’’68). Une « grosse satisfaction »
pour le coach Didier Chollet qui « attend désormais beaucoup » du relais
4x200m. Dimanche 15 août, ce sont Elsa N’Guessan, Angela Tavernier, Sophie
Huber et Mylène Lazare qui s’aligneront sur cette distance.

Volley gagnant
Entrée en lice pour le filles, choc face aux USA pour les garçons :
le volley français honorait deux rendez-vous importants ce vendredi. Il a
répondu présent. Tandis que les filles s’imposaient facilement face au Portugal
(25-12, 25-19, 25-22), les garçons domptaient les USA au terme d’un cinquième
set au tie-break. Menant deux zéro et tout proche de conclure le match au
troisième, ils furent finalement poussés dans leur derniers retranchements par
les Américains. Score final : 25-14, 25-23 ; 25-27 ; 23-25 ;
13-15. Samedi 14 août, les filles affrontent le Liban, les filles la Chine
Taipe.
Victoire capitale pour le foot féminin
Après leur nul inaugural contre le Canada, les footballeuses françaises
ont décroché une victoire importante en vue de la qualification face à la
République Tchèque (2-1). Les buts français ont été inscrits par la capitaine
Agathe Calvie (43e s.p) et Nelly Guilbert (52e). A noter
que ces deux joueuses seront privées du match pour la première place face au
Japon (dimanche 15 août, 11h, heure locale) suite à un deuxième carton jaune.
La déception de l’escrime
La déception du jour est donc venue des épéïstes qui malgré un beau
parcours dans un contexte hyper-relevé n’ont pu décrocher la médaille tant
espérée. Et pourtant, il s’en est fallu de peu pour que Gauthier Grumier
(5e) et Benoît Janvier (8e ), tous deux
internationaux, ne décrochent la lune. Les deux hommes ont connu la même
infortune chutant d’une touche en quart de finale, respectivement face à
l’autrichien Chumak et au chinois Gatao Dong. Preuve du niveau de cette
compétition, le champion olympique en titre Marcel Fisher (Suisse) n’a pris
« que » la troisième place. A noter également l'élimination en 32ème
de Jean-Michel Lucenay, tenant du titre ainsi que du jeune Benoît Sicot. Les
Bleus tenteront de prendre leur revanche le 18 août dans l'épreuve par
équipes.
Damien Bardot
Jeudi 11 août
C'est parti! Ce soir le stade Atatürk,
théâtre privilégié de cette 23ème Universiade d'été a
acceuilli les délégations venues du monde entier pour une cérémonie d'ouverture
historique. Les Jeux sont bien lancés, notamment pour l'équipe de France
masculine de volley-ball, tombeuse de la Slovaquie en trois
sets.
L’heure des Jeux
Lorsqu’à 21 heures 45, le double champion olympique de
lutte Hamza Yerlikaya, icône en son pays, pénétra dans l'arène en
brandissant fièrement la flamme sacrée, l’émotion se fit soudain plus grande.
Les 60 000 spectateurs de l’Atatürk Stadium d’Izmir se levèrent comme un seul
homme. Au centre du terrain, les 132 délégations tournèrent leur regard vers la
vasque, qui s’embrassa dans un gigantesque écho.
Quelques instants auparavant, le défilé des nations
avait atteint son paroxysme au passage de l’imposante délégation turque. Au
rythme des « Turkiye, Turkiye », les hôtes de cette 23e
Universiade, impeccables dans leur costume blanc et rouge accomplirent un
vibrant tour d’honneur avec, sans doute au fond d’eux, le secret espoir d’en
effectuer beaucoup d’autres. Les Français eux, emmenés par leur porte-drapeau
Terence Joubert, escrimeur, champion du monde junior au sabre et 4ème
par équipes à l’Universiade de Daegu en 2003, s’étaient rapidement fondus dans
l’ambiance.

Entrés dans l’arène en chantant La Marseillaise, ils
continuèrent à enflammer le chaud public turc tout au long de leur tour de
piste, provoquant de nombreuses olas sur leur passage. « Un moment
d’émotion intense, une grande fierté » pour le jeune Terence.
Des images fortes, il y en eut beaucoup dans ce défilé : des ravissantes
tenues Espagnoles et Lituaniennes, au frisson des chants sud-africains en passant
par l’incontournable haka néo-zélandais, torses nus, face à la tribune
d’honneur. Quand débuta le spectacle final, « Anatolia, the land where the
sun rises », le cheval de Troie et la première carte du monde, oeuvre de
Piri Reis, enflammèrent le stade. 867 danseurs se succédèrent alors, dans
un son et en lumière menant au feu d'artifice final. Aujourd’hui, c’est l’heure
des Jeux
Entrée réussie Face à la Slovaquie, les
Bleus n'ont pas manqué leur entrée dans la compétition. Place maintenant aux
USA, demain. Cela s'annonçait
difficile. Mais face à une équipe de Slovaquie composée de la majorité des
titulaires de l'équipe nationale, les volleyeurs tricolores ont répondu présent.
Malgré deux entames de set crispées - premiers et seconds-, ils ont su
utiliser des valeurs simples, comme rampe de lancement de leur succès.
Solidarité, combativité, souci de se battre sur chaque ballon, le contraste fut
dès lors saisissant avec une équipe slovaque paraissant tout à coup
bien terne. Dominateurs dans tous les compartiments du jeu, les Bleus
eurent pourtant du mal à débuter la partie. Menée 6-10 puis 8-12, la France
rentra vraiment dans le match sous l'impulsion de Vincent Duhagon, Andy
Ces et Xavier Kapfer, décisifs en attaque. Le bloc français se
mit lui aussi à faire merveille et les Français empochèrent le premier set
25-17. La seconde manche démarra sous les même auspices et aboutit au même résultat.
Symbole de la rage de vaincre tricolore, Bertrand Carletti multiplia les blocs
décisifs offrant le second set à son équipe (25-18). Le troisième set releva
plus de la formalité, permettant ainsi au coachs français de faire
tourner leur effectif. Motivés, sérieux et appliqués, les Bleus ont
rendez-vous demain avec les USA
Damien
Bardot
Mercredi 10 août
L'essentiel est sauf Premières tricolores engagées
dans cette Universiade 2005, les Françaises ont
arraché un nul logique et mérité face au Canada. Le
match contre la République Tchèque, vendredi, s'annonce déjà
capital. Kushadasi, plus habituée à
accueillir des touristes du monde entier que des rencontres de football aura
donc, le temps d'une chaude soirée d'août, fait exception à la règle. C'est en
effet dans le cadre inédit de la célèbre station balnéaire égéenne que
les Bleuettes ont eu l'honneur et le privilège d'inaugurer
l'Universiade tricolore. Et à en croire leurs réactions quelques
instants après le coup de sifflet final, on se disait qu'elles n'étaient
finalement pas si déçues du résultat. Car c'est un fait : menées
1-0 après l'ouverture tardive du score par la canadienne Erin
Ramsay, propulsant un corner rentrant au fond des filets, au milieu
d'une confusion de joueuses de laquelle ne pouvait s'extraire la
gardienne Stéphanie Mellec -par ailleurs irréprochable- (80e), les Tricolores
trouvèrent l'énergie et la ressource suffisante pour recoller au score dans la
foulée. Et comme un symbole, ce fut Nelly Guilbert, patronne de la défense
française et meilleure joueuse sur le terrain, qui se chargea de l'affaire. Sur
corner encore, mais cette fois-ci, en toute limpidité. A la réception de la
frappe d'Agathe Calvie, la blonde juvisyenne, seule au second poteau, prit
tout son temps pour armer une maîtresse reprise de volée qui fit passer le
frisson dans le stade (85e). Un petit bijou de but qui donnait au score son
allure définitive et finalement logique. Mais que ce fût
dur! Sous une
chaleur accablante, le rythme de la première-mi-temps fût hachée et, à vrai
dire, souvent soporifique. Il fallut pour mémoire attendre la 26ème minute pour
assister à la première incursion française dans la surface canadienne.
Echaudées dès la 4ème minute par une double occasion adverse consécutive à
un cafouillage dans la surface, les Bleuettes éprouvèrent ensuite les pires
difficultés à mettre leur jeu en place. En face les étudiantes à la Feuille
d'Erable, plus denses physiquement mais peu inventives, s'appuyaient
essentiellement sur la puissance de leur avant-centre Patricia Bourcier. A
la pause, le décor changea du tout au tout. L'embellie fut dans un premier temps
française. Ayant visiblement procédé à quelques réajustements tactiques, les
Tricolores se créèrent deux occasions coup sur coup. Corinne Petit
s'échappa d'abord en solitaire mais sa frappe, trop écrasée, vint buter sur la
gardienne canadienne Marie-Pier Bilodeau (51e). Puis ce fut au tour de Lilas
Traikia de déborder sur la droite pour un centre un retrait dévié de justesse
(53e). A ce temps fort tricolore succéda immédiatement la plus belle
occasion du match, quand Claire Thomas fraîchement rentrée en jeu côté canadien
prit toute la défense française de vitesse. La France ne dût alors son
sursis qu'au sauvetage réflexe de Stéphanie Mellec (56e). Passés tout près
du K-O, les deux équipes réfrénèrent alors leurs ardeurs offensives. Jusqu'à ces
deux corners gagnants. Dans le temps additionnel, le Canada eut la balle de
match dans les pieds mais Nelly Guilbert jaillit une dernière fois de sa boîte.
Pour les Bleues, l'essentiel était sauf.
Damien
Bardot
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