|
L'équipe de France
d'escrime
Vendredi 19 août
Dernier
espoir envolé
Battus en quart de finale par l’Italie, les sabreurs
n’offriront pas une deuxième médaille à l’escrime française.
Jeudi 18 août
A la
peine
On attendait beaucoup des
fleurettistes masculins. La déception est grande. Sortis sans gloire au premier
tour face à la Hongrie (41-45),Terence Joubert, Marcel Marcilloux et Guillaume
Pitta repartent d’Izmir sans la médaille qu’ils étaient venus y chercher. Une
déception partagée par les épéistes féminines qui n’imiteront pas les garçons,
médaillés d’argent hier. Jeanne Colignon, Mélanie Soiron, Lynda Geneviève et
Vanessa Galantine sont pourtant passées près de la médaille, battues dans le
match pour la troisième place par la Chine (46-35). Demain, dernière chance pour
l’escrime tricolore avec le sabre par équipes masculin.
Mercredi
17 août
Argent content
Après trois jours
d’infortune dans les épreuves individuelles, les escrimeurs tricolores sont
enfin parvenus à leurs fins. L’épée masculine a décroché aujourd’hui une
médaille d’argent par équipe, dans la plus pure tradition de l’escrime
française.
Benoît Janvier et Jean-Michel Lucenay ne remporteront pas
leur seconde médaille d’or à l’Universiade. Titrés par équipes en 2001 à Pékin
pour l’un, en individuel en 2003 à Daegu pour l’autre, ils ont du s’incliner
cette fois face à un redoutable adversaire venu du froid. Associés à Gauthier
Grumier et au remplaçant Bastien Sicot, les deux compères avaient jusque là
réalisé une journée remarquable. Tombeurs successifs de l’Egypte (45-36),
l’Italie (45-29) et la Russie (45-29), ils se présentaient pourtant sous les
meilleurs auspices avant l’assaut final face à l’Ukraine. A l'arrivée le socre
est sévère (30-45). « On a malheureusement fait une mauvaise
entame. On est parti tout de suite dans le négatif. Les Ukrainiens ont utilisé
notre vitesse. On a été pris sur nos préparations. Ensuite on a essayé de calmer
le jeu et de partir plus lentement mais le retard était déjà trop
conséquent » analysait à chaud Gauthier Grumier. Même son de cloche
chez Benoît Janvier. « On savait que c’était une équipe plutôt
défensive. Le pire scénario était de leur laisser l’avantage mais on n’a pas su
l’éviter ». Le coach Jérôme Roussat n'oubliait pas de souligner pour sa
part « la grande qualité de cette équipe ukrainienne ». Malgré tout, à la descente du podium, la satisfaction se
lisait sur les visages de nos quatre mousquetaires, qui serviront prochainement
de sparring-partner à l’équipe de France A en vue des championnats du monde de
Leipzig, en octobre. Celle d’une première médaille pour l’escrime tricolore dans
cette Universiade 2005.
Mardi 16
août
Place au par équipes Les sabreurs n’ont pu faire mieux que leurs compères épéistes
et fleurettistes. Xavier Haberer a signé la meilleure performance française
(8e), éliminé en quart de finale dans une compétition où
l’on retrouvait encore de nombreux champions olympiques et du monde. Arnaud
Drion termine 16ème, Alexandre Woog 25ème et Bolade Apithy
33e. Place maintenant au par équipes. Demain, l’épée masculine ouvre
le bal avec de réelles chances de
médailles.
Lundi 15
août
Epée : les filles comme
les garçons.
« On a fait une grosse journée. Hélas, cela
n’a pas voulu sourire ». Le constat de Patrice Carrière, coach de
l’épée féminine est cruel. Une nouvelle fois confrontés à un tableau de niveau
mondial, l’escrime tricolore n’a pu décrocher la médaille après laquelle elle
court depuis trois jours. Lynda Geneviève (8e) échoue en quart de
finale à une encablure de la médaille après avoir éliminé Vanessa Galantine
(10e) dans un duel fratricide en huitième. Jeanne Colignon
(14e) et Mélanie Soiron (22e) chutent respectivement en
huitièmes et seizièmes de finale. Dans le par équipe, les filles, à l'instar des
garçons seront classées numéro 1 au vu de leur performance en
individuelles.
Dimanche 14
août
Dur pour le sabre Dans un tableau extrêmement relevé,
où l’on notait la présence de plusieurs champions olympiques, les sabreurs
français n’ont pu faire mieux que leurs compères de l’épée. Marcel Marcilloux termine 19e, Guillaume Pitta
20ème et Terence Joubert, porte-drapeau français,
blessé au dos, 38ème.
Classement
final
Vendredi 12 août
La
déception de l'épée
La déception du jour est donc venue des épéïstes qui malgré un beau
parcours dans un contexte hyper-relevé n’ont pu décrocher la médaille tant
espérée.
Et pourtant, il
s’en est fallu de peu pour que Gauthier Grumier
(5e) et Benoît Janvier (8e ), tous deux internationaux, ne décrochent la lune.
Les deux hommes ont connu la même infortune chutant d’une touche en quart de
finale, respectivement face à l’autrichien Chumak et au chinois Gatao Dong.
Preuve du niveau de cette compétition, le champion olympique en titre Marcel
Fisher (Suisse) n’a pris « que » la troisième place. A noter également
l'élimination en 32ème de Jean-Michel Lucenay, tenant du titre ainsi que du
jeune Benoît Sicot.
Jérôme
Roussat (coach) :
Quel est votre sentiment à chaud?
Si on regarde le résulat brut, c'est vrai que dans ce genre d'épreuves,
il n'y a que la médaille qui compte. Après, sur nos deux quarts de finale, on
vas dire que nos tireurs ont tenté. Mais ils ont tombés sur deux beaux
gabarits qui étaient à Athènes et particperont aux Mondiaux en octobre. Benoît
comme Gauthier ont sans doute manqué de fraîcheur physique à la fin. Ce sont
deux jeunes qui sortent régulièrement sur des compétitions mais sur des grands
championnats, il y a une stratégie à avoir et qu'ils n'ont peut-être pas encore.
Je pense que cela viendra, en tout cas je l'espère pour eux.
Vous attendiez-vous à un tel niveau de
compétition?
Franchement, non. C'est vraiment une belle épreuve. C'est moins fort
qu'un Championnat du Monde parce que certains ne sont pas là, mais il y vraiment
les meilleurs jeunes. Il y a carrément des équipes A qui sont venus préparer les
Mondiaux. J'avis dit ce matin qu'il serait très difficile d'aller chercher la
médaille. Nous avons eu deux opportunités, malheureusement, cela n'a pas souri.
Malgré cela on a deux tireurs dans les huit premiers et c'est une petite
satisfaction quand même.
Le par équipes peut-il constituer une
revanche?
Sur ce qu'ont montré les garçons aujourd'hui, oui.
Classement final
|