Reserver votre materiel de ski avec Sport2000
Reserver votre materiel de ski avec Sport2000
L'image ...
Calendriers et rés.
Sports collectifs
Sports individuels
Coupes de France
Epreuves labellisées
Records de France U
Général
Présentation
Formation
Haut niveau
Médical
Règlements
Statuts
Org. administrative
Général
Sports individuels
Sports collectifs
Directives part.
Qualif. exceptionnelle
Partenaires
Charte graphique
Audience du site

A la une
Judo : opération séduction

Sous l’impulsion commune de la FF Sport U et de la FFJDA, les récents championnats de France universitaires ont bénéficié d’un excellent niveau, illustré par la défaite de plusieurs champions de France fédéraux en titre. En attendant d’accéder au rang de sport obligatoire au programme de l’Universiade, en 2007, le judo universitaire français se porte bien.


Il semble ne pas en revenir. Les yeux hagards, prostré contre la balustrade séparant les deux tatamis centraux, Jérémy Cadoux-Duc, a bien du mal à ravaler sa déception. Battu en quart de finale des – 60 kg par le parisien Jean-Marc Boutet, le champion de France fédéral en titre, favori de la compétition, ne remportera pas sa seconde couronne nationale en l’espace de deux mois. En cette première journée de championnat, les têtes de séries ne sont pas à la fête. Outre le Levalloisien, deux autres championnes de France en titre se sont prises les pieds dans le tatami : Laetitia Payet, en – 52 kg, battue en demi-finale par l’évryenne Laetitia Quinton et la régionale de l’étape Irène Chevreuil, en – 57 kg dominée à ce même stade de la compétition par la puissante dugnysienne Sarah Loko.

Devant un telle hécatombe, on s’interroge : contre-performances, surprises, athlètes en dilettantes, révélations de nouveaux talents ? Pour Jérôme Deyfus, entraîneur de l’équipe de France universitaire et son complice Vincent Rognon, directeur national en charge du judo, point de tout cela. Les explications sont ailleurs. « Le niveau de ce championnat est tout simplement relevé » constatent-ils avec satisfaction. C’est un fait, le championnat de France universitaire, cuvée 2005, a su séduire les athlètes. Il n’y a qu’à voir les kimonos frappés des blasons des différents pôles France pour s’en persuader : INSEP, Amiens, Brétigny, Orléans, Poitiers, Strasbourg, tout le gratin semble s’être donné rendez-vous dans la salle omnisports de Châtellerault. « Cette réussite trouve sa source dans la parfaite collaboration entre la FF Sport U et la FFJDApoursuit Vincent Rognon. Il y a une prise en compte au plus haut niveau de l’importance du judo universitaire. Ainsi, cette saison, la date a été particulièrement bien choisie. Les championnats 1 ère divisions sont passés, il ne reste que quelques tournois internationaux réservés aux meilleurs. Cet échéance universitaire constitue donc un bon test pour les athlètes ». Mais la vraie raison du succès semble ailleurs : l’obligation désormais faite aux judokas de combattre aux France U pour accéder aux grandes compétitions internationales. « La règle est claire : il faut avoir participé à une compétition nationale au moins une fois dans les deux ans qui précèdent, pour être sélectionnable aux championnats du monde universitaires ou à l’Universiade ».

Grand absent du programme de la prochaine Universiade d’Izmir (Turquie) en août 2005, le judo, sport optionnel jusqu’alors, deviendra obligatoire, pour celle de Bangkok (Thaïlande)en 2007. En attendant les championnats du monde de Suwon (Corée), se profilent déjà à l’horizon 2006. Et les places seront chères. « A travers ces championnats de France universitaires, on veut mettre les athlètes face à leur responsabilités » insiste Jérôme Dreyfus « Progresser, c’est d’abord accepter les combats et les défis qui se présentent. Chaque compétition a sa particularité et pour chaque combattant, c’est une obligation de se remettre en question et de repartir au charbon à chaque fois. Quand on est favori, il faut réussir à assumer. Même si cela ne remet pas en cause le niveau des compétiteurs, les résultats de cette première journée prouvent que ce n’est pas facile de gagner et de gagner encore. » Ce n’est pas Jérémy Cadoux-Duc, finalement cinquième, qui le démentira.


Benboudaoud était là

L’ancien champion du monde (1999) et vice-champion olympique (2000) Larbi Benboudaoud était présent dans les travées de Châtellerault. Observateur attentif, il avoua « être venu suivre les performances de quelques athlètes de l’INSEP » ainsi que celle de Sarah Loko « une petite de mon club que je connais depuis ces débuts ». Au hasard des allées, on pouvait également croiser de nombreux grands noms du judo telles Séverine Vandenhende, Yves Delvingt ou Laurent Del Colombo.

En direct sur Internet

Huit caméras, une régie son, un grand écran et un studio d’interviews : le Centre d’innovation et de transfert technologique (CRITT Sports et Loisirs) de Châtellerault avait fait les choses en grand pour ce championnat de France universitaire. Ainsi, durant trois jours, on pouvait suivre la compétition en direct sur le site www.sport-u.com. C’est la deuxième fois que le CRIIT retransmets en direct sur le web une compétition de judo, après le Tournoi de Paris 2003. Avec 5 000 connexions le deuxième jour, dont certaines en provenance du Japon, de Corée ou des Etats-Unis, le résultat fût à la hauteur des espérances…à tel point que le serveur eut parfois du mal à résister ! A l’avenir les responsables du CRITT envisagent de nouer des partenariats avec plusieurs fédérations ou événements sportifs. A suivre.


Damien Bardot

archives
Tous les articles de la saison 2006-2007
Tous les articles de la saison 2005-2006
Tous les articles de la saison 2004-2005
Tous les articles de la saison 2003-2004
Tous les articles de la saison 2002-2003

Licencié ? - Assuré ?
Numéro A.S. :

Nom :

Prénom :


International
 ©Copyright Sport-u.com 2002 --- 2008 Tous droits réservés