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Judo : Paris réussis.

Les 25, 26 et 27 mars dernier se sont déroulés les championnats de France universitaires de judo. La compétition, d’un niveau très relevé, a réuni près de 500 étudiant(e)s-judoka(te)s dans un cadre exceptionnel : l’Institut National du Judo, à Paris. Une grande première. Ambiance lors des individuels du vendredi.

« Institut National du Judo ». Le nom s’affiche en lettres géantes le long du boulevard périphérique, sortie Porte de Châtillon. Pour le visiteur, impossible de se tromper. Le nouveau temple du judo français (1) se dresse là, majestueux, imposant son style et sa rondeur. Une fois franchi le hall d’accueil, l’impression laissée au dehors se confirme : ici, grandeur et modernité font bon ménage. Après une halte au musée du judo, chargé d’histoire et de souvenirs, un véritable dédale de couloirs, de salles et de vestiaires s’ouvre à nous. Au total 9 335 m2 de surface, 1785 m2 de bureaux, 3 salles d’entraînement et, fleuron des fleurons, 1 salle polyvalente de 1800 places pouvant accueillir 8 tapis. C’est ici que le championnat de France universitaire de judo, cuvée 2004, a pris ses quartiers.

Vendredi 26 mars, 9h30. La pesée vient de s’achever, la compétition peut commencer. Pour la première fois, le championnat individuel se déroule sur une seule journée. « Un pari rendu possible par la configuration de cette salle » souligne Geneviève Montigiani, directrice du CR Sport U de Paris, organisateur de l’événement en partenariat avec la Fédération Française de Judo. Depuis ce matin, l’INJ s’est transformé en ruche : 500 étudiants et étudiantes venus de tout l’hexagone ont investi les lieux. Amandine, étudiante en Staps à Reims, écarquille les yeux. «C’est vraiment l’endroit rêvé pour pratiquer le judo». Les combats s’enchaînent sans temps mort. Au terme de la journée, 14 titres seront décernés.

Dans les travées, les entraîneurs nationaux, Benoît Campargue, Guy Delvingt et Jerôme Dreyfus, attentifs, apprécient, à sa juste valeur, le niveau de la compétition. « Malgré l’absence de quelques judokas retenus pour les championnats du Monde Junior, le niveau continue d’augmenter. On peut vraiment parler de sport de haut niveau » Jérôme Dreyfus. « C’est vrai que depuis quelques années, on assiste à une élévation du niveau. A chaque échelon de qualification, cela devient de plus en plus dur. Il faut prendre tous les combats au sérieux. De plus, cette édition parisienne a permis de mobiliser plus de monde, notamment les pensionnaires de l’INSEP. D’où un niveau très proche du fédéral » confirme Vincent Rognon, directeur du CR Sport U d’Orléans-Tours et ancien judoka de haut-niveau.

Sur les huit tatamis et sous l’œil avisé des arbitres internationaux, la compétition, éprouvante et impitoyable, livre ses premiers verdicts. Au rayon médailles, Orléans, Strasbourg, Poitiers et l’Insep se taillent la part du lion. Frédéric Stiegelmann (Staps Orsay), vainqueur pour la seconde année consécutive du titre en moins de 90kg, est aux anges . « Je tenais à dire que j’étais encore là. Etre champion de France universitaire, c’est l’occasion d’affirmer ma place de troisième en première division fédérale. C’est vraiment un grand bonheur». Même son de cloche pour Sédrine Portet (Insep) qui triomphe chez les filles, en +78kg . « Cette journée m’a permis de voir où j’en étais et de faire des combats, ce qui n’est pas facile dans ma catégorie. J’y suis allée sans pression et tout s’est bien passé. »

Benoît Campargue, responsable national des juniors garçons dresse un bilan, à chaud, très positif. « Cette compétition sert de test intermédiaire pour les compétitions fédérales. Le circuit universitaire permet d’essayer de nouvelles choses et surtout de se créer des repères. Cela peut être un excellent tremplin au niveau technique. Grâce à cela certains judokas ont été projetés au plus haut niveau. Et puis, c’est la fête du judo, tous sont là pour se faire plaisir. »

Un plaisir et une motivation que certains n’hésitent pas à afficher…en couleurs, à l’image de ses 6 judokas rouennais, tous teints en violets pour l’occasion. A l’unisson, prêts à relever le défi par équipes du lendemain. Pour une nouvelle journée de combats…

Valentine Romieux et Damien Bardot

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