Enmenés
par les entraîneurs, Guy Delvingt, 5ème
aux Jeux olympiques de Los Angeles (-65 Kg) et
Jérôme Dreyfus, de multiples fois
champion de France dans la catégorie des
plus de 100 Kg, les tricolores ont fait trembler
les dojos de Daegu.
Dès la première journée,
Frédéric Lecanu chez les «
lourds » et Stéphanie Possamaï
en moins de 78 Kg, ouvrent le bal et ramènent
respectivement l’argent et le bronze. Le
lendemain, Gévrise Emane (-70 Kg) s’impose
en finale face à la Canadienne Roberge
au terme d’un combat d’une rare intensité.
Marie Pasquet (-63 Kg) monte également
sur la plus haute marche du podium, après
trois minutes de mort subite interminables face
à la nord Coréenne, Ji Gyong Sun.
Dans la catégorie des moins de 52 Kg, Audrey
La Rizza continue sur la même lancée
en ramenant le plus beau métal. Cette dernière
nous confiera à la fin du combat : «
j’avais à cœur de venger Fanny
». « Victime » d’un arbitrage
totalement inadmissible, Fanny Euranie (- 57 Kg),
sœur ainée d’Annabelle, médaillée
d’argent aux récents championnats
du Monde au Japon sur une mauvaise décision
également, dût se contenter du même
métal.
Combatifs, courageux et efficaces, Jérôme
Lebris (-60 Kg) et Frédéric Paupert
en toute catégorie, sont médaillés
d’argent. Bien qu’ayant éliminé
le très lourd Japonais (plus de 135 Kg)
en demi finale, ce dernier s’incline au
tour suivant contre l’Uzbèque, déjà
tombeur de Frédéric Lecanu en plus
de 100 Kg et médaillé de bronze
aux championnats du Monde à Osaka. Jérôme
Lebris quant à lui, battu par ippon par
le Japonnais Ogawa Tageshi, manque la médaille
d’or.
Echouant en demi
finale face au Japon au terme d’un match
marathon, l’équipe de France féminine
composée de Marie Pasquet, Gévrise
Emane, Stéphanie Possamaï, Audrey
La Rizza et Fanny Eurannie remporte néanmoins
la médaille de bronze. Comptabilisant à
elles seules six médailles, soit plus d’un
tiers de la rançon française tous
sports confondus, les judokates ont ébloui
cette Universiade.
Attaché
à ce que les jeunes athlètes ne
sacrifient en aucune façon leurs études,
le Directeur National Technique (DTN), Fabien
Canu, est néanmoins conscient de la difficulté
que représente le double objectif de la
réussite scolaire et sportive. Avec un
bilan pour les judokas français de trois
médailles d’or, quatre d’argent
et deux de bronze, l’Universiade de Daegu
est la preuve qu’il est possible de mener
de front une carrière sportive et ses études.
« Car il est nécessaire de construire
l’avenir en même temps que le présent
», la mission du DTN consiste à contribuer
à « élever » les individus
à tous points de vue.
Pari réussi !