Les 1er résultats de
cette collaboration, ont été franchi
en 1995, avec la création de 3 centres
nationaux universitaires de tennis (CNUT), financés
principalement par la FFT, et ce à Grenoble,
Poitiers et Besançon.
Ces centres ont été crées
afin d’offrir un meilleur choix aux sportifs
et permettent de veiller à la mise en
avant du tennis universitaire.
Les propos de Marcel Mareau, entraîneur
de l’équipe de France Universitaire
de tennis depuis 1986 et responsable du CNUT
de Poitiers, illustrent cet essor.
Le but 1er de ces centres est de répondre
à une forte demande de jeunes, souhaitant
allier études et le sport intensif. En
facilitant ce double investissement, les CNUT
permettent la réalisation complète
des joueurs : tant sur la plan sportif, que
scolaire et social, afin de préparer
leur avenir.
Ce fût le cas par exemple pour Gaël
Démenet, étudiant au centre de
Poitiers : "Il a réussi le pari
de la double excellence", selon Marcel
Mareau, en conciliant avec talent et volonté
des études ( une maîtrise de physique
à l'université de Poitiers et
aujourd'hui à l'INSA à Lyon )
et le tennis de haut niveau ( il a été
champion de France universitaire et a participé
à l’Universiade d'été
de Pékin en 2001 ). Mais d’autres
joueurs se sont aussi démarqués
: tels que Nathalie Callen, qui partage avec
Gaël Démenet le même parcours
sportif, et qui est actuellement professeur
d’EPS, ou encore Leslie Demiliani, 43ème
jour français après son passage
au CNUT de Besançon.
La sélection ( pour insérer les
CNUT ) se fait parmi les meilleures joueurs,
les tennismen doivent avoir, en plus d’un
classement minimum de 0 en tennis, un bon dossier
scolaire.
Les CNUT proposent un environnement plus que
favorable pour le développement des sportifs,
qui bénéficient :
- d'entraînements réguliers et
intensifs ( tant tennistiques que physiques
)
- d'un programme chargé de tournois et
de compétitions adaptées
- d'horaires de cours et de soutien aménagés
- des cours de psychologie, physiologie et mécanique
de la production motrice et de comportement
- d’une possibilité de bourse et
d’aide complémentaire ( pour les
meilleurs joueurs )
Lors des compétitions les joueurs ont
l’obligation de représenter leur
propre université et le tennis universitaire.
Les étudiants inscrits suivent des études
dans différentes filières universitaires
: principalement Staps ( science et technique
des activités physiques et sportives
) mais aussi en science, en droit…
( il est utile de rappeler que 80% des sportifs
de haut niveau, tous sports confondus, ont suivis
des études de sport )
Les étudiants restent 2, 3, 5 ou 8 ans
dans les CNUT, selon le niveau d’études
: deug, licence, maîtrise ou doctorat.
Après 8 ans de fonctionnement dans cette
configuration limitée, la nomination
d’Alain Fischer ( chargé de mission
pour le tennis scolaire et universitaire par
le Président de la FFT : Christian BIMES
) va relancer une étape supplémentaire.
Les objectifs pour 2004 sont très prometteurs
: les 2 fédérations souhaitent
élargir le projet à tout le territoire
français, afin que l’ensemble de
l’élite du tennis français
soit représentée. D’autres
centres devraient donc ouvrir prochainement
en fonction de l’investissement des universités.
Plusieurs dossiers sont déjà en
cours d’étude, notamment à
Montpellier, Metz, Lille et dans la région
parisienne…