Bastien
Siepielski, 23 ans, pilier de l’A.S Montferrand,
plusieurs fois sélectionné en équipe
de France universitaire, a décidé
cette année d’arrêter ses études
en STAPS. L’explication serait l’absence
d’aménagements horaires avec sa désormais
ex- faculté.
« Je n’ai pas le temps, mais grâce
à l’ASM, je passe un Brevet d’Etat
(BE) adapté aux heures d’entraînements,
le mardi après midi et le jeudi toute la
journée», dit-il.
L’international semble être satisfait
de cette situation mais pense néanmoins reprendre
un jour ses études, « je ne sais pas
quand exactement », ajoute t-il.
A
ce jour il ne sait quel sera son avenir après
sa carrière de joueur. L’incertitude
de ce joueur, beaucoup d’autres la partage.
A l’instar de Bastien, la tendance actuelle
est de passer un BE, sans savoir exactement sur
quoi cela débouchera. En effet de nombreux
jeunes joueurs professionnels se consacrent totalement
à la pratique du rugby et n’ont pas
forcément d’activités universitaires
et/ou professionnelles en parallèle (en dehors
des BE !)
Pour
Nicolas Raffault, évoluant dans le groupe
professionnel à Castres et membre de l’équipe
de France universitaire, « il est important
de se soucier de son avenir, le rugby ne va pas
me servir toute ma vie. Une carrière dure
au maximum 10 ans, il ne m’en reste plus que
6 ! ». C’est pourquoi en parallèle
du rugby le castrais suit à distance des
études de management, en 4ème année,
au pole universitaire Léonard de Vinci à
la Défense. « Mes études universitaires
me permettent de respirer, et de me sentir moins
bête », dit-il sur un ton humoristique.
Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense
des joueurs qui se contentent de passer des Brevets
d’Etats, il répond spontanément
: « c’est une bêtise ! Le rugby
c’est tout beau, c’est tout neuf, mais
il s’agit juste d’une façade.
Il est pour moi absolument nécessaire de
penser à sa reconversion dès aujourd’hui
».
Même si le joueur ne bénéficie
pas d’arrangements particuliers avec son club,
il profite des nombreux temps de récupération
qui lui sont accordés pour se consacrer à
ses études. Nicolas envisage même de
faire un 3ème cycle en management du sport.
«
Bien dans son corps, bien dans sa tête »
semble être la maxime qu’a décidé
de suivre Nicolas Raffault, suivant ainsi le modèle
de ses aînés : Thomas Castaignede,
Raphaël Ibanez, Serge Betsen…, tous passés
par l‘équipe de France universitaire,
et actuellement en équipe de France A.