Le roller c’est un peu
tout ça à la fois. En tout cas une
chose est sûre, il procure du plaisir et des
sensations fortes aux 2 millions d’adeptes
en France.
A l’origine du «
roller in line », deux frères hockeyeurs,
Scott et Brenan Olson, qui en 1980, ont eu la
bonne idée de changer la lame de leurs
patins par des roulettes. Ils nomment l’invention
« rollerblade » (la traduction littérale
étant « lame à roulette »).
Très vite elle se commercialise un peu
partout aux Etats-Unis. La marque est alors rachetée
en 1985 par un américain Robert Naegle,
qui en fera le numéro 1 mondial.
Aujourd’hui, quelque 25 millions d’américains
sont devenus adeptes de la « roulette »
dont 10 millions juste à New York, rien
que ça !
Pendant ce temps, en 1983, le « roller in
line » a débarqué en France
et plus précisément à Annecy.
Rien d’étonnant, puisque cette région
est le berceau du ski et plus généralement
des sports de glisse.
La France se place au deuxième rang européen
après l’Allemagne qui compte environ
4,5 millions d’accros.
L’arrivée du roller en ligne, relance
le phénomène de glisse sur roulettes.
En effet, il est plus pratique, plus rapide et
beaucoup plus stable. Les roues avant et arrière
dépassant du pied garantissent un meilleur
équilibre. Résultat : la vitesse
est 10 à 20% supérieure qu’avec
des patins traditionnels. C’est l’explosion
du roller !
Précisons qu’il suffit d’environ
trois mois d’entraînement pour arriver
à maîtriser la technique.
Tous les « riders »
» ne se ressemblent pas. Chaque tribu à
ses « spots »*, son langage et ses
spécialités.
Les jeunes préfèrent le «
street », également appelé
« agressive roller ». Explication
pour certains d’entre vous : ils effectuent
des glissades et des figures aériennes
en milieu urbain. Même si certaines villes
mettent à leur disposition des aires de
« street », les équipements
restent encore rares en France.
Il existe aussi les « travailleurs pressés
» qui prennent leurs patins, et non le métro
ou la voiture, pour aller au boulot. Comme le
précise Sam Nieswizski, le roller est «
le plus rapide après la moto ; en prime,
on ne risque ni le vol, ni la crevaison ».
Les jeunes constituent le gros
des adeptes : 37% des « riders » ont
moins de 20 ans. Mais le phénomène
roller touche aussi les 20-30 ans ( 25%), et 23%
ont au-dessus de 30 ans.
La tendance actuelle est au roller : les jeunes
couples s’y mettent, pour des ballades en
amoureux, ainsi que des familles entières.
Les promenades habituelles du
week-end sont délaissées au profit
des sorties roller.
Plus de 800 personnes se donnent rendez-vous le
vendredi soir pour une randonnée nocturne
au cœur de la cité parisienne : le
« Friday Night Fever ». Ils parcourent
plus de 30 km de bitume, pour le plaisir du sport
et de l’ambiance, redécouvrant ainsi,
sous un autre jour leur ville bien aimée.
La boutique Nomade organise également sa
promenade, tous les dimanches après-midi.
Cette manifestation est cependant beaucoup plus
familiale et de ce fait plus accessible aux débutants.
Avec le printemps, les quais de Seine sont fermés
à la circulation ( merci à la mairie
de Paris pour cette initiative ), laissant place
à une horde de « rollerbladers »
en action. Tout est mis en place pour ces passionnés
de la glisse.
La culture roller se répand partout en
France et de nombreuses sorties sont prévues
dans les grandes villes.
Elle prend tellement d’essor qu’il
existe une instance officielle, la Fédération
Française de Roller Skating, comprenant
environ 38500 licenciés français,
toutes disciplines confondues. Elle regroupe les
clubs ainsi que les associations de passionnés
de « quads », patins en ligne et skate.
De nombreux champions internationaux tels que
Arnaud Gicquel ( champion du monde des 20 km en
1995 ) et Kris Taïg ( pros du street et de
la rampe ) en font partie.
Synonyme de liberté, le
roller reste une activité réglementée
par le code de la route. En effet, il n’existe,
pour l’instant aucune législation
spécifique du roller.
Sur les voies normalement réservées
aux véhicules à moteur, les «
riders » sont tenus à une extrême
prudence : attention aux accidents…
Au début peu pratiqué,
ce sport a su conquérir un large public
: hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, sportifs
et simples promeneurs… les « riders
» forment une grande famille.
« Quels que soient l’origine sociale,
l’âge ou le look, tous ont plaisir
à se rencontrer et à glisser ensemble.
Il y a un esprit roller » insiste Serge
Rodriguez.
Devant cet engouement et si cela
correspond à l’attente des étudiants,
la Fédération Française du
Sport Universitaire pourrait inscrire le roller
au programme des sports proposés.
Cela serait possible mais :
quelles disciplines proposer : la vitesse, la
descente, le street ou la rampe ?
Si vous vous sentez concernés
par cet article, n’hésiterez pas
à nous aider à répondre à
nos interrogations.
Vos réactions, vos propositions cliquez
ici…. merci d’avance.
* Spot : lieu de pratique.