Quelles
seront les projets mis en place cette année
au sein du CR-Sport U de Bordeaux ?
A Bordeaux, en application des normes de sécurité
et notamment la réfection des circuits
d’eau, nous avons pu réouvrir la
piscine universitaire qui est le plus grand bassin
universitaire en France. L'année dernière,
nous avons inauguré la nouvelle pelouse
du stade de rugby, la mise en place de tribunes
et de nouveaux vestiaires. Tout ceci a pu être
réalisé grâce à la
participation financière de l'Etat et de
la région ainsi que la ville qui soutient
un club sportif universitaire: le Bordeaux Etudiant
Club. Prochainement, je devrais inaugurer une
nouvelle piste d’athlétisme. De façon
générale nous essayons d'optimiser
l'utilisation des installations sportives grâce
à des partenariats avec le rectorat pour
l'accueil des élèves du secondaire,
le B.E.C, les clubs sportifs et le Centre régional
d'éducation physique et sportive (Creps).
Quelle
est votre vision du sport universitaire sur la
région
de Bordeaux ?
En Région Aquitaine, les résultats
des compétitions sont plutôt satisfaisants
notamment en sports collectifs: nous sommes très
bien classés en handball, rugby et volley-ball
au niveau national comme international. En ce
qui concerne plus particulièrement les
compétitions internes à l'académie,
une difficulté persiste quant à
la participation de l'université de Pau
et des pays de l'Adour qui est éloignée
d'un point de vue géographique et malheureusement
assez mal reliée à Bordeaux.
Pourquoi
avoir organisé les Journées inter
universitaires des quatre universités bordelaises
?
D'une manière générale, il
est important de développer toutes les
manifestations inter-universitaires, particulièrement
dans les lieux où plusieurs universités
sont concentrées sur un même site.
Dans un premier temps, la confrontation des différentes
cultures d'universités est enrichissante
et je crois qu'il est important d’échanger
les expériences des autres et leur vécu.
La deuxième raison, plus évidente
et pragmatique est que, dans ce genre de manifestations,
mettre en commun les moyens des différentes
universités est bénéfique.
Organiser une grande journée inter universitaire
est plus facile que d'en organiser quatre dans
chaque université.
Comment
se comporte le sport universitaire en France selon
vous ?
Il souffre de deux maux, deux désavantages
selon moi. L'insuffisance qualitative et quantitative
des installations d'une part, et pas seulement
pour Bordeaux puisque vis à vis de la situation
en France, je dirais que le site de Bordeaux est
plutôt privilégié. Ceci explique
que la pratique du sport en Aquitaine est plus
importante qu'en région parisienne. La
moyenne nationale tournant autour de 15 à
20 %, je crois qu'en région parisienne,
elle n'atteint que 10 % alors qu’en province,
le taux peut parfois dépasser 20 %.
L'Etat et les universités en partenariat
avec les collectivités territoriales et,
éventuellement, le ministère des
Sports devraient, me semble-t-il concentrer leur
efforts afin de mettre à disposition de
la jeunesse, les infrastructures nécessaires
à la pratique sportive.
L'autre mal concerne l'organisation du sport que
je trouve assez complexe entre les services universitaires
des activités physiques et sportives, la
Fédération Française du Sport
Universitaire et les clubs universitaires. Peut-être
faudrait-il réfléchir à une
structure plus simple en termes de communication
et d'organisation. Par exemple, le paiement de
la licence qui permettra à l'étudiant
de faire du sport à l'université,
passe par tout un circuit qui me semble bien trop
alambiqué. C'est ce que je pense en ma
qualité de président d'université
et de président du comité régional
du sport universitaire de Bordeaux.
Quel
jugement portez-vous sur les nouvelles fonctions
qui vous sont imparties au ministère de
l'Education nationale ?
Je les trouve exaltantes puisque le champ qui
m'est confié sous la direction d'un directeur
du cabinet dont je suis l'adjoint -l'enseignement
supérieur- est relativement important.
Etre l'interlocuteur du ministre auprès
des établissements d'enseignement supérieur
me permet de couvrir une quantité de domaines
allant de la recherche à la formation en
passant par la vie étudiante, ce qui inclut
un certain nombre de domaines, notamment le sport.
Je souhaiterais d'ailleurs, dans ce cadre, que
nous profitions de la réforme sur l'harmonisation
européenne des diplômes et des cursus
(licence, mastère et doctorat) et leur
validation sous forme de crédits capitalisables
pour valoriser l'engagement associatif des étudiants,
les enseignements et les études s’intéressant
au sport comme la sociologie, la santé
etc…. En fait, valoriser une pratique du
sport intégrée aux cursus. Les contrats
que l'Etat signe avec les universités,
pourraient valablement prendre cet aspect en compte.
Quels
sont les projets du ministère concernant
le sport universitaire et plus particulièrement
la Fédération Française du
Sport Universitaire ?
La FF Sport U remplit sa mission au service des
dans plusieurs domaines et notamment dans l’organisation
des compétitions. La réflexion sur
la FF Sport U, selon moi, est liée à
celle que l'on doit avoir sur l'organisation du
paysage général. Il me semble indispensable
de coordonner les activités de la Fédération
Française du Sport Universitaire, des services
universitaires des activités physiques
et sportives (S.U.A.P.S.), des clubs et du ministère
des Sports. A côté de cela, il y
a un problème de financement et la part
réservée à la pratique sportive
est insuffisante.