À
la campagne ou à la ville, entre amis ou en famille,
tout le monde a joué un jour ou l’autre
à la pétanque. Ses millions d’adeptes,
de tous âges et de tous horizons, font de ce sport
l’activité sportive de loisir la plus pratiquée
en France.
Mais, au-delà du simple
loisir, la pétanque est également un
véritable sport de compétition avec
une organisation fédérale, la Fédération
Française de Pétanque et Jeu Provençal
(F.F.P.J.P.), des règlements précis,
des championnats à tous les échelons
: national, régional et départemental
sans oublier les rencontres internationales.
Malgré les 450 000 licenciés, dont 60
000 femmes et 80 000 jeunes de moins de 20 ans que
compte la F.F.P.J.P., aucune compétition nationale
pour étudiants n’avait encore vu le jour.
Grâce aux soutiens de la F.F.P.J.P, de la Ligue
de Provence et du Comité Départemental
des Bouches-du-Rhône, le Comité Régional
du Sport Universitaire (CRSU) d’Aix-Marseille
a comblé ce manque en organisant, jeudi
19 juin 2003, la première coupe de France universitaire
de pétanque !
Originaire de Provence (voir encadré rouge)
la compétition aura lieu à Cabriès,
village typiquement provençal situé
sur un piton rocheux, à mi-chemin entre Aix-en-Provence
et Marseille.
Étudiants et étudiantes des académies
de Paris, Nice, Montpellier ou Aix-Marseille s’affronteront
par équipes de trois joueurs (mixtes ou non)
dès 9 heures du matin. Parallèlement
à cette compétition, les directeurs
du sport universitaire, personnalités et partenaires
s’affronteront au cours de parties amicales,
avec la bienveillante participation de Victor NATAF,
Directeur Technique National de la F.F.P.J.P.
Se
situant en prélude au Championnat de France
de Jeu Provençal les 20, 21 et 22 juin 2003,
les étudiants auront l’occasion de côtoyer
des joueurs de haut niveau et s’initier à
ce sport en participant au parcours du longuiste (épreuve
de point et de tir).
NB : Il est encore
possible de s’inscrire jusqu’au 5 juin
2003.
(Tél. : 04.91.90.91.38).
Un
peu d’histoire...
À La Ciotat, sur le terrain Béraud,
des joueurs de boules pratiquaient le jeu provençal.
Pour faire jouer l'un d'eux qui avait été
atteint d'une paralysie des membres inférieurs,
surnommé Jules le Noir, ils se mirent d'accord
pour qu'il joue assis sur une chaise dans un rond
de 50 cm, de l'intérieur duquel les autres
devaient jouer pieds joints (« pes tanques
», pieds tanqués en provençal).
La distance de jeu fut fixée de 5 à
9 mètres. Peu à peu ce sport fut
adopté par les ciotadens sous le nom de
« jeu de boules pieds tanqués »,
vite déformé en « Pétanque
». Il prit rapidement de l'ampleur et c'est
sur le même terrain qu'Ernest Petiot organisa
le 1er concours de pétanque en 1910.