Dans
la famille GOMIS, on est plutôt football,
« mon cousin a joué en D1 à
St Etienne et mon grand frère joue en niveau
régional »,pourtant
Kafetien choisit l’athlétisme à
l’âge de 11 ans. L’explication.
Son frère, « il me voyait courir
partout et trouvait que j'
allais
vite, il m’a alors poussé à
faire de l’athlé », tout simplement.
Dans les premières années, il passe
du sprint au cross, mais « vite lassé
d’aller courir dans le froid le dimanche
matin », « Kaf » décide
d’arrêter l’athlétisme
pour retrouver les terrains de football et les
"playground" du quartier, « sans
prendre de licence » ajoute t’il.
Eloigné des pistes durant deux ans, Kafetien
décide de reprendre l’athlétisme
en 1996, dans son club d’origine à
St Quentin (l‘Aisne); « sans trop
de conviction», précise t’il.
Ce n’est qu’en 2000, à l’age
de 20 ans, alors qu’il rejoint le club d’athlétisme
de Lille, que le jeune étudiant en Deust
(animation et encadrement à la faculté
des sports de Lille) décide de s’y
mettre sérieusement.
«
Kaf » débute alors par la hauteur,
discipline où il fera ses premiers pas
en championnats de France. Naturellement doué,
son record personnel s’élève
à 2m07, pas si mal, dans la mesure où
le récent champion de France universitaire,
François Grenier a obtenu son titre en
passant une barre à 2m08…
Cependant des entorses à répétition
l’obligent à arrêter la hauteur.
Il décide alors de se rabattre sur le saut
en longueur, au mois de mai 2000.
Quelques
mois plus tard, son don inné pour l’athlétisme,
se traduit par un premier titre de vice-champion
de France espoir (en salle) avec un saut à
7m56 (en février 2001).
3ème aux Championnats de France espoir
en juillet 2001 puis de nouveau vice-champion
de France espoir (en salle) en février
2002, il devient champion de France espoir en
juillet 2002 avec un saut à 7m77, ce qui
constitue son record personnel.
D’un
naturel décontracté, voir nonchalant
pour ses détracteurs, « kaf »
est surtout une personne souriante et attachante.
« Avant une compétition, je ne suis
pas stressé, de toute façon ça
ne sert à rien » dit-il.
Stressé « kaf » ne l’est
pas, mais il n’en reste pas moins un grand
compétiteur, qui aime donner le meilleur
de lui-même pour atteindre ses objectifs.
Démonstration faite lors du récent
championnat de France universitaire à Bordeaux-lac,
le 25 janvier dernier. Dos au mur, il a trouvé
les ressources nécessaires pour faire un
saut de 7m72 (record personnel en indoor) lors
du dernier essai, lui permettant ainsi, in-extremis,
de gagner le concours et d’être du
voyage pour New York* : « j’ai tout
donné pour remporter le titre, mais c’est
grâce à Achille Folly-Adjon (vice-champion
de France) avec son saut à 7m41, que j’ai
pu battre mon record personnel », dit-il.
Quand on lui demande si New York l’a motivé,
il rétorque que l’important était
le titre, le reste du bonus.
Son
objectif est désormais de passer la «
barre » des 8 mètres, objectif qui
est loin d’être irréalisable.
Son saut de 7m72 aurait pu être 7m96 (mesuré
à la demande des organisateurs), si celui-ci
n’avait pas délibérément
reculé ses marques pour éviter de
mordre.
« kaf » sera présent à
New York du 14 au 15 février prochain,
ainsi qu’au Championnat de France senior
en salle début mars.
À
suivre…
*10
des meilleurs athlètes universitaires français
se rendront les 14 et 15 février prochains
à New York pour disputer l’un des
plus prestigieux meeting indoor universitaire
des Etats-Unis.