Mercredi 25
Record battu
Ce mercredi à Yabuli, la délégation française a conquis ses huitième et neuvième médailles, toutes deux en bronze. A l’honneur, cette fois : le relais 3x5km féminin de ski de fond -Aurélie Dabudyk, Anouk Faivre-Picon, Pauline Caprini- et le géantiste Jonathan Midol. Les Bleus entrent ainsi dans l'histoire en effaçant des tablettes le record de sept médailles, obtenu lors de l’Universiade d’Innsbruck 2005. Au classement des Nations, la France est toujours septième derrière la Chine, la Russie, la Corée, le Japon, la Suisse et l’Autriche. Voir le classement
Ski de fond
Hargne, courage et volonté. C'est le savant mélange mis en œuvre aujourd’hui par Pauline Caprini, dernière relayeuse tricolore, pour aller décrocher une médaille de bronze à priori compromise à l’amorce du dernier relais. Accusant un retard de 25 secondes sur l’ultime représentante ukrainienne Tatiana Zavalij, la skieuse de Villard de Lans a tout donné pour offrir à ses deux coéquipières Aurélie Dabudyck (IUT Annecy) et Anouk Faivre-Picon (Université de Franche-Comté) un petit tour sur le podium de cette Universiade. « Pauline est une battante, une gagneuse. Je savais qu’elle allait tout lâcher sur ce dernier relais, mais de là à remonter un tel écart » sourit Mathieu Fort, l’un des coachs tricolores, admiratif. Après l’argent des garçons à Turin en 2007 sur le relais 4x10km, c’est la deuxième médaille de l’histoire du ski de fond tricolore à l’Universiade. Réactions.
Pauline Caprini (UJF Grenoble) : « Quand j’ai vu que nous étions quatrièmes, je me suis dit que c’était quand même possible. J’avais l’Ukrainienne devant en ligne de mire, j’ai essayé de tout donner pour grignoter mon retard petit à petit. Les encouragements des Français tout au long du circuit m’ont beaucoup aidé et puis ça l’a fait. Je suis super contente, on a bien mérité cette médaille après nos bons résultats ici. Le relais, c’est une belle course d’équipe dans une discipline qui est avant tout individuelle. On a l’habitude de se côtoyer et de s’affronter sur les différentes épreuves mais là on se bat et on gagne ensemble. Cette médaille me fait du bien, car la saison n’a pas toujours été rose. Il y a un très bon niveau sur cette Universiade avec des filles qui tournent fort. Pour nous qui n’allons pas aux Championnats du Monde à Liberec (NDLR : qui ont lieu en ce moment), c’est une belle expérience."
Michaël Gamby, co-entraîneur des Bleues : «On a assisté à une grosse course d’ensemble. D’abord avec Aurélie qui est à la bagarre en tête, puis dans le dur à la fin, Anouk qui maintient l’écart et reprend un peu et Pauline qui pose le cerveau et fait tout péter! Reprendre vingt-cinq secondes, sur cette piste là avec ses conditions de neige là, c’était purement impensable mais elle l’a fait. Chapeau ! Les trois ont été dans le coup avec une configuration un peu nouvelle. Notre tactique était plutôt de maintenir le contact durant toute la course et d’avoir au maximum dix secondes à reprendre. Ca ne s’est pas forcément passé comme cela mais la médaille est au bout, c’est l’essentiel. C’est la première sur cette Universiade et elle est collective, c’est encore plus classe, d’autant qu’on est frustré que les garçons n’aient pas pu courir (NDLR : suite à la blessure à la cheville d'Adrien Mougel) »
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Anouk Faivre-Picon
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Aurélie Dabudyk
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Pauline Caprini
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Avec les coachs, Mathieu Fort (à g.) et Mickaël Fort (à d.)
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Avec les garçons...
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Ski alpin
Jonathan Midol (IUT Annecy) : « Je gagne la première manche mais c’est super serré. J’ai un peu les boules de me faire reprendre sur la deuxième mais je suis quand même satisfait avec cette médaille de bronze. Je vais faire des points FIS au passage, c’est tout bonus. Je traverse cette Universiade avec beaucoup de plaisir. On a un super groupe France, on s’entend tous bien. Cet après-midi, il y avait encore les fondeurs pour venir nous supporter, c’est juste du bonheur »
Loïc Le Quellec, entraîneur du ski alpin : « Sur la première manche, Jonathan sort avec six centièmes d’avance, en faisant un ski avec quelques fautes sur une piste qui avait été tracée un peu directe. Sur la deuxième, l’Italien trace un peu plus dans nos standards français, avec de la courbe, du coup ça rajoute pas mal de temps en bas. Jonathan fait une course parfaite en haut mais commet une faute sur la partie basse. Les 37 centièmes qui le séparent de la médaille d’or sont là. Mais bon, on est quand même content, les résultats du ski alpin sont bons. Au moment d’effectuer la sélection, on a vraiment choisi des polyvalents. On joue sur tous les tableaux. Nous seulement on fait des médailles sur chaque course mais on peut en plus viser les podiums sur le combiné. Pauline (NDLR : Socquet-Clerc) et Jonathan sont actuellement médaillés au classement provisoire»
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Jonathan Midol
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Snowboard
En half-pipe, Thomas Delfino prend la 6e place. Une déception pour le skieur de Serre-Chevalier, auteur d'une première mache ratée, anihiliant toute chance de podium.
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Thomas Delfino
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Saut à ski
K90 par équipes : France (Florian Pinel, Sébastien Cala, Pierre-Emmanuel Robe), 8e
Biathlon
Poursuite 10km femmes : Anaïs Besconds, 16e, Laure Bosc, 21e
Poursuite 12,5km hommes : Rémi Borgeot, 15e, Yann Guiguonnet, 17e


